Equilibre acido-basique

Rétablir l’équilibre acido-basique


Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet très intéressant et souvent pris à la légère : l’équilibre acido-basique. Un nom à dormir debout qui fait peur mais qui est pourtant très simple à comprendre. Il s’agit en réalité d’un excès d’acides dans l’organisme qui vient perturber notre santé et surtout créer et favoriser l’apparition de symptômes et maladies assez grave. Une acidose c’est également la porte ouverte au développement de bactéries (Borrélies de Lyme, candida Albicans …) qui raffolent des terrains acides. Pasteur ne disait-il pas, «le microbe n’est rien, le terrain est tout » ?! Si, si il le disait et c’est tout à fait vrai ! Intéressons-nous de plus près à ce sujet dont raffolent les médecines alternatives et les naturopathes. A juste titre d’ailleurs !


Qu’est-ce que l’équilibre acido-basique ?


L’équilibre acido-basique peut se résumer ainsi : c’est le maintien d’un pH sanguin idéal pour le bon fonctionnement de l’ensemble de notre organisme. Le pH sanguin est normalement neutre, avec un niveau légèrement basique (entre 7.35 et 7.45). Si ce niveau n’est pas respecté, les ennuis commencent. Afin d’éviter le déséquilibre, notre organisme s’appuie sur plusieurs systèmes pour réguler le taux d’acide dans le sang. Par exemple, des ions bicarbonates, alcalinisants seront récupérés dans les reins pour neutraliser (on parle de « tamponner ») l’acidité sanguine et donc revenir à l’équilibre.

Ouf, me direz-vous, notre corps se charge de tout, pourquoi devrais-je m’inquiéter ? Et bien tout simplement parce que face à un excès chronique d’acides, les systèmes de régulation se fatiguent et le maintien de l’équilibre acido-basique va se faire au prix d’autres dérèglements. Or il est avéré que notre mode de vie moderne, et en particulier notre alimentation, sont particulièrement acidifiants. De plus, certaines maladies, comme la maladie de Lyme ou la candidose chronique, prospèrent en terrain acide, et aggravent encore l’acidose. Fort heureusement, des corrections peuvent être mises en place rapidement et facilement, afin de restaurer un bon équilibre acido-basique.


Qu’est-ce qu’une acidose ?


Comme je vous le disais plus haut, l’acidose correspond à un excès d’acides dans le sang. Quand le pH descend en dessous de 7.10, on a un risque considérablement accru de développer certaines maladies métaboliques comme l’hypertension, le diabète, l’ostéoporose… Dans de rares cas, l’acidose peut devenir aiguë et présenter une urgence vitale. Ces cas-là restent spécifiques à des tableaux cliniques particuliers, et nous parlerons plutôt aujourd’hui de l’acidose métabolique latente, ou de bas grade.

L’acidose latente n’est pas signalée par un pH anormalement bas, mais apparaît dès lors que le pH descend durablement à 7,35. Cette acidose n’est en général pas détectée et n’est pas à proprement parler une pathologie. Pourtant, ce déséquilibre va user l’organisme et préparer le terrain à de vraies pathologies, tout en ayant des manifestations désagréables au quotidien.

Manifestations d’une acidose latente :

  • Aigreurs d’estomac, renvois acides, RGO
  • Fragilisation des os : caries, ostéoporose
  • Perte de cheveux anormale, ongles cassants
  • Crampes musculaires fréquentes (les courbatures sont directement liées à la mauvaise élimination de l’acide lactique produit par le muscle durant l’effort)
  • Mauvaise haleine matinale, langue chargée
  • Pieds et mains glacés
  • Fatigabilité matinale
  • Baisse de l’immunité, sensibilité accrue aux infections

Complications d’un déséquilibre acido-basique chronique

Sur le long terme, l’acidose va abîmer l’organisme : les acides en excès seront stockés dans les tissus ou éliminés par les reins, accélérant leur usure. Par ailleurs, le système immunitaire est fragilisé, ouvrant la porte à une augmentation des infections. Certaines maladies chroniques comme la maladie de Lyme vont en plus accroître l’acidose de l’organisme, qui leur offre un environnement favorable pour se développer. L’acidose chronique augmente aussi le risque d’ostéoporose. En effet, afin de tamponner les acides présents en excès, l’organisme va puiser dans ses réserves de bicarbonates et de citrates, lesquels, s’ils sont insuffisamment présents dans l’alimentation, seront principalement stockés dans nos os sous forme de citrate de calcium ou de bicarbonate de calcium. L’extraction de ces composés va donc fragiliser l’os et le rendre plus sensible au risque de fracture. Enfin, des études ont démontré une corrélation entre acidose et accroissement des risques de développer des troubles cardio-vasculaires et métaboliques (hypertension, diabète, troubles de la thyroïde). D’autres recherches tendent à montrer qu’un organisme acidifié est plus sensible au développement des tumeurs. Dans l’ensemble, c’est tout notre organisme qui est fragilisé par ce déséquilibre et il est donc important de le corriger, d’autant plus lorsque l’on est déjà concerné par des pathologies et un système immunitaire fragile.

Personnes à risque :

Prendre soin de votre équilibre acido-basique devrait être une priorité si vous êtes dans les cas suivants :

  • âgé de plus de 65 ans car la fonction rénale commence à s’altérer naturellement avec l’âge
  • diabétique de type 2 : un régime trop acide favoriserait la résistance à l’insuline. Cette recommandation est également valable pour les personnes non diabétiques mais considérées à risque.
  • en insuffisance respiratoire
  • atteint ou à risque d’ostéoporose
  • atteint d’hypertension
  • Souffrant d’une maladie chronique (borréliose)
  • Immunodéprimé

Si vous souffrez de la maladie de Lyme, sachez que si un environnement acide aide la bactérie à prospérer, un environnement équilibré sera au contraire un frein ; de plus, la bactérie amplifie l’acidification via les toxines qu’elle secrète.


Comment tester son niveau d’acidose ?


Il existe des tests relativement simples pour évaluer le métabolisme acido-basique de l’organisme :

1 – Le test de pH urinaire, à l’aide d’une simple bandelette disponible en pharmacie, est plutôt indiqué pour repérer les acidoses sévères, lorsque les mécanismes tampons sont débordés ; pour évaluer l’acidité chronique, l’idéal est de procéder à ce test deux fois par jour avant les repas pendant 14 jours.

2 – Une analyse précise du dosage urinaire du rapport sodium/potassium, sur 24H ou sur 3 jours, apporte des informations intéressantes pour détecter une acidose latente, bien que de façon indirecte ;

3 – Le test ENA qui dose le rapport entre le ions positifs (NH4+) et négatifs (HCO3-) dans les urines est fréquemment utilisé pour évaluer le métabolisme acido-basique de l’organisme dans le domaine de la recherche, mais il est encore peu courant en pratique.

Cependant, même sans avoir réalisé ces tests, vous ne prendrez aucun risque à corriger votre alimentation en suivant nos conseils, et vous constaterez sans aucun doute de nombreuses améliorations de votre qualité de vie et de votre santé à court et à long terme !


Comment rétablir l’équilibre acido-basique ?


L’acidité gastrique est un signe clair que votre alimentation est trop acide. La plupart du temps, une consultation médicale vous verra repartir avec une prescription d’IPP (inhibiteurs de la Pompe à Proton) et autres pansements gastriques qui, s’ils vous soulagent dans l’instant, vous encouragent à maintenir une alimentation déséquilibrée et sont délétères à long terme. Pour éviter cela, vous pouvez agir sur plusieurs points.

L’alimentation

L’excès d’acidité est provoqué principalement par l’alimentation. Il est intéressant de constater que, ici comme ailleurs, notre alimentation moderne s’est considérablement éloignée de l’alimentation originelle de notre espèce, qui était parfaitement adaptée à nos besoins et idéale pour maintenir les Homo Sapiens d’alors en bonne santé. En effet, dans l’alimentation préhistorique, les végétaux, alcalins, étaient une source majeure de nutriments, tandis que les viandes et les céréales, acides, étaient en portion réduite. Ainsi, l’assiette préhistorique était majoritairement riche en minéraux alcalins (potassium, calcium, magnésium, sodium) tandis que notre alimentation moderne, qui boude les légumes frais et adule viandes et céréales, est souvent excessivement acidifiante (chlore, souffre et phosphore présents en quantité dans le sel de table, les protéines et les céréales).

Voici les recommandations pour adopter un régime équilibré, en procédant à son rythme :

Aliments acidifiants/acides : à réduire et jamais en prise isolée

  • Moins de viande, moins souvent et surtout pas à tous les repas…
  • Le sel !
  • les sucres rapides
  • Le café (surtout à jeun)
  • les produits transformés, les sodas même sans sucres
  • L’alcool, le tabac
  • Certains médicaments
  • Les fritures et aliments en conserve

Aliments alcalinisant/basiques : à privilégier à chaque repas

  • Les céréales complètes, riches en minéraux alcalins
  • Les fruits et légumes frais, bio et de saison, de préférence crus ou cuits à la vapeur douce
  • Les herbes aromatiques et les épices
  • Les eaux minérales riches en bicarbonates
  • De l’eau (Au minimum 1,5 litres par jour)  

Vous pouvez trouver des informations plus détaillées sur internet concernant les différents niveaux d’acidité / d’alcalinité des aliments, évalués par l’indice PRAL : vous pourrez ainsi savoir comment associer les aliments selon qu’ils ont un indice positif (acide) ou négatif (alcalin). Faut-il souligner que ce type d’alimentation alcaline apporte également des fibres, vitamines et minéraux essentiels pour une bonne santé intestinale et donc une bonne immunité ?

Supplémentation anti-acidose

Si votre acidose est installée depuis longtemps vous pourrez avoir recours à des compléments alimentaires alcalinisants. Si vous êtes atteint de la maladie de Lyme, il s’agit là d’un point très important à corriger et donc à ne surtout pas prendre à la légère. Les minéraux alcalins sont : potassium, calcium, magnésium, sodium, zinc. Ils travaillent en synergie et l’idéal est de se supplémenter des cinq en même temps. Privilégiez les sous forme de citrates et de sels. Il est recommandé de suivre une cure d’un mois pour avoir de bons résultats, et d’effectuer une cure trois fois par ans. Vous pouvez vous supplémenter dans le même temps en vitamines C et Vitamine D qui augmentent l’efficacité des minéraux.

Pour faire le plein de minéraux, vous pouvez opter pour une cure de multivitamines qui apportera pas mal de nutriments nécessaire pour un équilibre optimal de l’équilibre acido-basique.

Ou encore mieux, vous pouvez vous orientez vers la Spiruline. Cette espèce d’algue verte est parfaite pour restaurer l’équilibre acido-basique de l’organisme. En effet, la spiruline est très alcalinisante de par sa teneur élevé en chlorophylle et sa richesse en vitamines, minéraux et antioxydants. A ce titre, la spiruline de Novoma fait très bien l’affaire. Bien concentrée en phycocyanine et issue de l’agriculture Biologique.

Cet apport de minéraux, couplé à une bonne alimentation devrait rapidement porter ses fruits pour rétablir l’équilibre acido-basique et limiter progressivement l’acidose.

L’activité physique

L’activité physique stimule les émonctoires et donc l’élimination des toxines, acides. Il peut s’agit d’un sport, mais aussi d’aller au sauna ou de réaliser des exercices de respiration profonde pour évacuer le CO2, source d’acidose. Tout ce qui fait transpirer et respirer est donc à favoriser !

La réduction du stress

Le stress favorise l’acidose, qui elle même favorise la sécrétion des hormones du stress que sont l’adrénaline et le cortisol. Si vous vivez dans un environnement stressant, prenez le temps de mettre en place de solutions pour faire baisser la charge : planifiez des temps calmes pour vous, méditez ou pratiquez des activités méditatives comme les promenades dans la nature, une activité créative (peinture, tricot, etc.), identifiez et réduisez les sources de stress (au hasard, les actualités…), effectuez des exercices de cohérence cardiaque. Dites Stop au stress !


Le mot de la fin


Bref, le maintien d’un bon équilibre acido-basique est plus facile qu’il n’y paraît. C’est même un plaisir ! Ne plus souffrir d’acidités gastriques, déguster une barquette de framboises, croquer dans une pomme, retrouver le plaisir de cuisiner des légumes frais, sont des bonheurs du quotidien que nous avons eu tendance à oublier, et qu’il est urgent de redécouvrir. Votre corps vous remerciera ! Une alimentation riche en fruits et légumes sera bénéfique pour tous en créant un terrain défavorable aux infections et maladies métaboliques. C’est d’ailleurs l’idée n’est-ce pas ?!

Sources

Akter S, Eguchi M, Kurotani K, Kochi T, Pham NM, Ito R, Kuwahara K, Tsuruoka H, Mizoue T, Kabe I, Nanri A. High dietary acid load is associated with increased prevalence of hypertension: The Furukawa Nutrition and Health Study. Nutrition. 2015 Feb;31(2):298-303. doi: 10.1016/j.nut.2014.07.007. Epub 2014 Jul 30.

Anthony Sebastian, Lynda A Frassetto, Deborah E Sellmeyer, Renée L Merriam, and R Curtis Morris, Jr. Estimation of the net acid load of the diet of ancestral preagricultural Homo sapiens and their hominid ancestors. Am. J. Clinical Nutrition, Dec 2002; 76: 1308 – 1316.

Tucker KL, Hannan MT, Kiel DP. The acid-base hypothesis: diet and bone in the Framingham Osteoporosis Study. Eur J Nutr. 2001 Oct;40(5):231-7.

Florence Piquet, Guide de l’équilibre acide-base (2020), Thierry Souccar Editions

Thierry Souccar, Interview du Pr Lynda Frassetto : « L’acidose chronique abîme les os, les muscles et les reins », 14/06/2022,

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