La perméabilité intestinale

La Perméabilité Intestinale 

L’intestin a une fonction primordiale pour le maintien de notre santé. Il s’agit d’un organe clé pour nos défenses immunitaires. C’est aussi grâce à lui que les nutriments sont absorbés puis redistribués là où il faut dans l’organisme. La muqueuse intestinale agit comme une sorte de “filtre” dont le rôle est d’une part de laisser passer les différentes vitamines, oligoéléments, minéraux, acides aminés… et d’autre part de bloquer le passage pour les intrus du type bactéries, virus ou tout simplement des composés toxiques. Cette paroi intestinale se compose de villosités très finement plissées et serrées. On appelle cette fine barrière l’épithélium, elle sert de bouclier pour nous protéger des agressions extérieures. On parle d’hyperperméabilité intestinale, de perméabilité intestinale ou encore de “Leakey Gut syndrome” lorsque cette muqueuse est enflammée et les jonctions distendues. En fait pour schématiser, votre intestin est devenu une vraie passoire ou un vrai fromage suisse. Avec de gros trous tout poreux… Ce qui n’est pas vraiment de bon augure pour la santé si on laisse les choses s’installer dans la durée.

Les causes de l’Hyperperméabilité Intestinale

Je devrais plutôt parler d’un ensemble de causes, puisqu’il est rare qu’un seul facteur puisse créer un déséquilibre aussi conséquent. Voici donc une liste de facteurs qui influent négativement sur votre flore intestinale :

  • L’alimentation contemporaine
    • Les aliments non BIO (contiennent des pesticides et/ou des antibiotiques)
    • Les produits ultra transformés
    • Les additifs alimentaires (E260, E270, E331…)
    • Les perturbateurs endocriniens
    • Les métaux lourds
    • Le sucre ajouté
    • Les sodas
    • L’alcool
  • Le déséquilibre de la flore intestinale (dysbiose), par exemple la candidose 
  • Les Médicaments sur le long terme tels que antibiotiques, anti-inflammatoires, corticoïdes…
  • La consommation de substances toxiques : métaux lourds, alcool, tabac, additifs et conservateurs alimentaires, pesticides…
  • L’air que nous respirons avec la pollution et les nanoparticules de métaux toxiques qui vont jusqu’à modifier notre ADN. (Quid de Rouen et de Lubrizol…) !
  • Un déficit enzymatique
  • Un déficit en IgA (Immunoglobuline A) suite à des infections fréquentes bactériennes, virales, parasitaires, mycosiques…
  • Les intolérances alimentaires (genre Gluten ou Lactose) 
  • Les FODMAP
  • Le stress

Les conséquences de la perméabilité intestinale

Vous vous en doutez déjà, elles sont généralement assez catastrophiques. Alors si en plus êtes atteint d’une maladie chronique, comment vous dire ? C’est la panade ! Et oui, la surface d’absorption de l’intestin grêle est plus grande que la taille d’un terrain de basket. Imagine Lebron James en train de jeter des déchets toxiques dans les paniers ouvert de ton Intestin… C’est le rêve ! (les fans de NBA me comprendront!) D’ailleurs, cette hyperpermeabilité laisse un passage ouvert vers le sang et la lymphe à beaucoup de toxiques étrangers. Je ne vais pas vous faire une liste des pathologies qui peuvent découler de cette fuite pour ne pas vous déprimer. Mais il est probable qu’une grande partie des symptômes d’un malade ne viennent même pas d’une maladie chronique, mais d’un intestin hyperperméable. Ce qui est finalement une excellente nouvelle, puisqu’en réparant les dégâts, les symptômes devraient progressivement se dissiper. C’est ce qui m’est arrivé en partie alors gardons espoir. Rome ne s’est pas faite un jour, n’est-ce pas ?! En tout cas, votre intestin ne va pas se réparer en un jour…Ça c’est sûr !

Pour motiver un peu plus les lecteurs assidus, j’ai quand même fait une petite liste d’atteintes qui pourraient venir d’un intestin poreux. Qui sait, ça permettra peut être à certains de se reconnaître et de commencer à prendre soin de leurs intestins.

  • Les atteintes immunitaires : 
    • Allergies en tout genre (eczéma, psoriasis…)
    • Intolérances alimentaires (Gluten, Caséine, lactose…)
    • Fatigue chronique
    • Fibromyalgie
    • Maladies auto-immunes
      • Thyroïdite de Hashimoto
      • Polyarthrite rhumatoïde, 
      • Spondylarthrite ankylosante, 
      • Lupus érythémateux, 
      • Syndrome de Sjögren, 
      • Maladie de Crohn, 
      • Rectocolite hémorragique
      • etc… 

Je crois que j’ai capté toute votre attention, on va pouvoir passer à la partie sympa ! Je vous rassure ça va aller, les choses vont. 

“On est toujours étonné de constater à quel point l’état de nombreux patients, atteints d’affections chroniques, s’améliore du simple fait du rétablissement de la fonction intestinale”.

Inderst, K.Ransberger et K. Maehder.

Comment réparer la barrière intestinale ?

Réparer la barrière intestinale et éliminer la perméabilité intestinale passe par un certain nombre de mesures à mettre en place. Certaines sont plus faciles que d’autres. Dans l’absolu, pour une personne plus ou moins saine quelques-uns des points ci-dessous devraient suffire. Pour moi par exemple, j’ai dû tout mettre en place ! Mais je partais de loin alors à situation désespérée mesure désespérée… Je vous rassure ça a plutôt bien marché sinon je ne serai pas en train de rédiger cet article.

1. Arrêt des céréales contenant du Gluten

La consommation du Gluten impacte directement l’état inflammatoire de votre organisme et peut s’avérer être responsable d’une hyperperméabilité intestinale. C’est d’ailleurs un point central de la méthode du Dr Seignalet (qui date des années 80) qui prône l’exclusion des céréales mutées comme le Blé. Il propose d’arrêter le Gluten pour améliorer les symptômes de nombreuses affections chroniques (au nombre de 91). D’ailleurs, en France les blés durs (pour les semoules) et tendres (pour la farine) représentent 47% de la consommation totale de pesticides ! Donc si vous êtes adepte de pesticides ne changez rien… Tout va bien. Sinon, il faut arrêter jusqu’à amélioration des symptômes, puis on peut reprendre progressivement selon la tolérance (ou pas du tout!). Voir pourquoi j’ai arrêté le Gluten.

2. Arrêt des produits laitiers

A l’instar des céréales (et donc du gluten), la domestication des espèces laitières est un épiphénomène extrêmement récent puisqu’il date de 9 000 ans seulement. Auparavant, l’homme ne consommait que du lait maternel. De ce fait, nous ne possédons pas les enzymes nécessaires pour digérer les produits laitiers, en particulier après l’enfance. Les responsables sont le lactose et la caséine qui vont provoquer intolérances, inflammation et gênes avec une atteinte de la flore intestinale. Malgré les nombreux messages des lobbystes, l’arrêt des produits laitiers n’entraîne pas de carences en calcium. Le lait animal est très riche en calcium mais la fraction qu’un individu peut en absorber est inversement proportionnelle. En gros on en absorbe très peu. Et puis, on retrouve le calcium dans de nombreux légumes et oléagineux et sous des formes bien plus facilement assimilables.

3. Arrêt des sucres ajoutés

Ah le sucre, ce doux poison. Consommé en grande quantité le sucre contribue au déséquilibre (dysbiose) de la flore intestinale. C’est la porte ouverte à une hyperperméabilité intestinale et donc au développement de nombreuses maladies chroniques. Voire à l’aggravation de celles qui sont déjà existantes dans l’organisme. Citons les exemples de la candidose chronique ou la maladie de Lyme. J’ai même lu récemment que le cancer adorait se nourrir de sucre. Pour le biologiste allemand Otto Heinrich Warburg, le métabolisme des cellules cancéreuses dépend du sucre, contrairement aux cellules saines. Au passage il augmente l’inflammation, un autre facteur qui contribue au développement du cancer. Pour la petite anecdote, le scanner PET se base sur les zones du corps qui consomment le plus de glucose pour détecter le cancer. Voilà voilà ! Alors on arrête les boissons sucrées et toutes les gourmandises contenant du sucre ajouté, au moins jusqu’à amélioration des symptômes. Le point positif c’est que cela modifie les capacités gustatives et permet de redécouvrir le goût d’aliments naturels tels les fruits rouges par exemple.

4. Arrêt des aliments nocifs

Votre panier ou caddie est le reflet de l’état de vos intestins. Ce qu’on achète et mange est essentiel pour une bonne santé générale. Les produits présents en supermarché sont majoritairement bourrés d’additifs, colorants, conservateurs, métaux lourds… qui ne vont pas aider votre microbiote à se reconstruire. Alors oui, il y aura toujours ceux qui vont me dire “on peut plus rien manger alors” ! A ceux là je dis, mange ce que tu veux c’est ta santé. Viens pas pleurer après c’est tout, je t’aurai prévenu ! A méditer donc. Pour les autres, l’idée de base est de privilégier les aliments non transformés, reprendre le temps (15 minutes suffisent) de se faire à manger au lieu de réchauffer des plats préparés, et garder en tête l’adage qui dit “si ta grand-mère ne sait pas ce que c’est, ne le mange pas !”. Il est essentiel également de privilégier les aliments bio, lorsqu’il s’agit de produits de base ce n’est pas beaucoup plus cher, et la différence est nette question goût et santé!

“Avant de guérir quelqu’un, demandez lui s’il est prêt à abandonner les choses qui le rendent malade” Hippocrate

5. Trouver ce qui vous fait du mal

Malgré ces réformes, il est possible que vous soyez toujours confronté à des problèmes de digestion. Si c’est le cas, il faudra aller explorer des recoins encore plus poussés mais non inaccessibles. Parmi les pistes restantes, il peut y avoir :

  • Les FODMAPS
  • Les intolérances alimentaires (Il existe des tests sanguins pour ça).
  • Les Salicylates
  • Les Lectines

6. Prendre des compléments alimentaires multivitaminés

Certaines vitamines sont fondamentales pour accélérer et contribuer à la réparation de l’intestin et de ses muqueuses. Voici les principaux :

Le plus simple reste de prendre un complément alimentaire multivitaminé qui va contenir la plupart des vitamines et minéraux ci-dessus.  Ces multivitamines vont agir sur la barrière intestinale et combler les carences de l’organisme. De plus ils vont faciliter des fonctions comme la détoxification, le maintien de l’équilibre acido-basique ou encore la protection contre le stress oxydatif. Vous trouverez le détail dans mon article sur les 3 meilleures Multivitamines du marché.

7. Réensemencer la flore intestinale

Rétablir la flore c’est apporter des bactéries bénéfiques pour favoriser la diversité bactérienne de l’intestin. Ainsi les bactéries se chargeront de faire le ménage et de coloniser l’intestin.  

Pour cela, il faudra :

  • Miser sur les fibres (Elles font offices de prébiotiques, les bonnes bactéries s’en nourrissent). La banane et le sarrasin sont d’excellents prébiotiques par exemple.
  • Penser aux ProBiotiques

8. Se débarrasser de la candidose Chronique

La Candidose est la maladie de notre façon de vivre, manger, acheter… Dans les conditions sociétales (lobbies, industriels, publicités, surconsommation, junk food…) qui sont les nôtres, elle est aujourd’hui monnaie courante, même si elle n’est que rarement reconnue. Elle contribue fortement à la perméabilité intestinale puisque sous la forme mycélienne elle créée des ponts dans la muqueuse pour s’infiltrer dans l’organisme. S’en débarrasser fait partie des pistes à explorer. Pour en savoir plus voici mon article sur comment soigner la candidose chronique. Attention aux réactions d’Herxheimer lors de la mort des candida.

9. La réforme alimentaire

Hippocrate ne disait-il pas « que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture » ?! C’est on ne peut plus vrai et cela passe par l’alimentation. Certains aliments ont la fantastique caractéristique d’exploiter les capacités de guérison de notre corps. Ces aliments présentent des vertus antibactériennes, antifongiques et antiparasitaires. Ça tombe bien ! Alors pourquoi ne pas en profiter pour manger des aliments qui agissent comme des médicaments pour combattre nos maux ? Voici un article avec 10 aliments naturels qui vous veulent du bien.

Vous voilà parés avec beaucoup d’informations et de pistes de réflexion pour améliorer votre condition de vie.  Cela passe par des choix, qui après coup deviennent anecdotiques. Surtout quand cela contribue à des améliorations considérables de l’état de santé. Pour moi, l’arrêt du gluten ou du lactose n’est plus qu’un lointain souvenir. A quoi bon dévorer des viennoiseries si cela passe des douleurs intestinales et autres joyeusetés de ce type ? Merci bien !

Maintenant, la balle est dans votre camp.

Portez-vous bien !

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