8 leçons que nous enseigne la maladie

8 Leçons que nous enseignent les maladies chroniques

Quand je parle de maladie chronique j’entends par là toutes ces nouvelles maladies émergentes qui apparaissent ou explosent un peu partout dans notre société. Je pense entre autres à la maladie de Lyme, le Diabète, la Fibromyalgie, la candidose chronique, le syndrome de fatigue chronique, le burn-out, la dépression… Il y’en a tellement que la liste est bien trop longue. Ces maladies sont tout simplement la résultante de notre mode de vie et de notre course vers la consommation infinie. La plupart de ces maladies n’existaient pas vraiment il y a encore un demi-siècle. Cependant ce qui m’intéresse ici ce ne sont pas tant les causes mais ce qu’elles nous enseignent. En effet, les causes sont aujourd’hui bien connues et décrites par de nombreux auteurs contemporains. C’est pourquoi, j’aimerais m’attarder sur un autre aspect des maladies chroniques. Je pense là aux leçons que nous enseignent ces maladies, aussi bien à un niveau personnel qu’à un niveau sociétal. Voici donc, selon moi, les leçons à retenir pour le futur voire même pour le présent. Il y’en a 8, parce que 8 c’est un peu l’infini à la verticale.

Faire preuve d’humilité

En tant qu’individu mais aussi en tant que société. Non, nous n’avons pas atteint le point où tout de l’univers, du corps humain ou encore de la science nous est connu. Est-ce que ce point existe seulement ?! Nous devrions garder vis-à-vis de nombreux domaines du respect et surtout beaucoup d’humilité. J’entends, pour exemple, souvent des gens se moquer de l’Ayurvéda ou de techniques ancestrales pour se soigner ou méditer. Pourtant de plus en plus de scientifiques se penchent sur ces sujets et curieusement, ils y découvrent des choses fascinantes. Ne serait-ce que la méditation régulière qui permet de diminuer les douleurs chroniques en limitant les doses de médicaments ingurgités. Dans le domaine de la médecine on découvrait il y a tout juste 1 an un nouvel organe (le tissu interstitiel). Le corps humain n’en finit pas de livrer des secrets étonnants. Autre sujet d’actualité, la maladie de Lyme. Est-ce parce qu’elle n’a pas encore dévoilée tout son potentiel qu’elle n’existe pas pour autant ? Est-ce parce que je n’ai pas appris le latin au collège qu’il n’existe pas ?! Concentrons-nous sur l’humilité et la recherche plutôt que le jugement et le dénigrement.

Se remettre en question

La maladie a ce fantastique pouvoir de tout bouleverser dans la vie. Dans mon cas elle m’a aidé à arrêter de fumer, à réduire à néant ma consommation d’alcool, à stopper le gluten, le lactose et le sucre, à manger Bio, à découvrir le jeûne ou encore à changer l’écosystème dans lequel je vivais. La maladie nous force à chercher des solutions là où cela paraissait inconcevable il y a encore peu de temps. En clair, elle nous oblige à sortir de notre zone de confort et à ouvrir les yeux ou autrement dit à réfléchir. Réfléchir pour arrêter de commettre les mêmes erreurs qui nous conduisent droit à la tombe. Remettre en question ce qui nous est servi sur un plateau d’argent et qui au final contribue à nous transformer en prisonnier de notre propre sort. Croire est une responsabilité énorme, puisque vos croyances vont vous amener à votre destination ou destinée. C’est vous qui écrivez les pages de votre livre. Sans tomber dans la paranoïa, la pensée unique qui nous est sermonnée dans les médias a ses limites. Pour ma part, tout a basculé le jour où j’ai entendu que la maladie de Lyme se guérissait en 3 semaines. A partir de là, toutes mes croyances sur le monde se sont effondrées comme un château de carte. J’appelle ça l’effet Matrix.  Il faut s’informer et tester par soi-même sans croire les idées toutes faites.

Soigner son hygiène de vie

Nous vivons dans un monde où tout est permis et où l’on nous fait croire que l’on peut tout faire. Que la pollution n’a pas d’impact sur la santé, que les pesticides ne sont pas mauvais pour la santé… Si l’on ajoute ce qu’on respire, ce que l’on boit, ce que l’on mange, il devient impossible d’être vraiment en bonne santé. L’Organisation Mondiale de la Santé préconise 25 g de sucre par jour par personne. Une cannette de coca-cola contient 35g de sucre, soit 7 morceaux de sucres. Je vous laisse calculer votre consommation de sucre journalière, c’est très instructif. Le sucre étant admis par ailleurs comme addictif plus puissant que des drogues comme la cocaïne. Sachez pour information que selon les dernières recherches le sucre nourrit les cellules cancéreuses et cause la croissance de la maladie. Il aide également beaucoup à la prolifération des Candidas Albican et leurs transformations en candidose chronique. L’hygiène de vie est donc prépondérante pour éviter les maladies chroniques. Malheureusement, c’est souvent une fois qu’il est trop tard que l’on commence à s’intéresser au sujet. Et des pièges il y en a pléthore, comme les aliments favorisant l’inflammation chronique, les dysbioses intestinales conduisant aux maladies auto-immunes… Ce n’est pas une question de paranoïa, c’est tout simplement la réalité dans laquelle nous vivons. Certains diront qu’il faudrait se priver de toute et que ce n’est pas une vie. Mais croyez vous vraiment qu’il faut boire du Coca pour être heureux ? Ne sommes nous pas victimes des injonctions des lobbies agro-alimentaires qui nous font croire qu’une vie sans chips-coca-bonbons-sucre à gogo ne vaut pas d’être vécue? Tout cela pour leur propre profit et au mépris de la santé ? Arrêtez les sucres ajoutés pendant ne serait-ce que 15 jours. Et faites-vous votre propre idée.

Choisir son cadre de vie

Votre écosystème est aussi essentiel à votre épanouissement et votre qualité de vie. J’ai habité dans une cage à poule parisienne pendant des années. Tolérant le bruit, la pollution, le stress, le surpeuplement, les transports… Pourquoi ? Franchement je ne sais pas trop avec le recul. Sans doute à cause des rengaines « il faut bien travailler », « il faut bien gagner sa vie », … En fait, je m’étais construit ma propre prison. Alors tu peux méditer autant que tu veux. Tu pourrais être la réincarnation du Bouddha ou du Dalai Lama que ça ne changerait rien. Prendre les transports en commun à Paris, ou être bloqué chaque jour sur le périph, c’est un véritable enfer. Le cadre de vie c’est la base, la fondation sur laquelle on s’appuie pour construire les autres étages. Et oui, je n’ai jamais entendu un malade qui allait faire une cure de soin en pleine pollution urbaine.  J’ai utilisé le terme « Choisir » car c’est un choix. Votre choix.

Changer ses priorités

Il y a peu, vous étiez complément dévoré par votre travail, votre passion, ou je ne sais quoi d’autre. Le travail peut s’avérer être un point central dans une vie. Il fait souvent appel à des émotions très puissantes comme l’ambition ou le pouvoir. Faisant miroiter des perspectives de développement personnel et un plan de carrière tout tracé. Pour la maladie, cela n’a aucune importance. Là ou elle passe elle prend la première place et relègue au second plan tout le reste, le bon comme le mauvais. Il faudra alors changer toutes ses priorités et reconstruire un mode de vie différent. La première priorité sera alors de guérir et d’aller mieux. Ce qui nous amène à un point fondamental. Certaines choses qui paraissaient essentielles dans votre vie prendront un rôle pratiquement inexistant. Car ce ne sont pas ces choses qui vous définissent en tant que personne. C’est l’occasion de puiser au plus profond de soi pour voir de quel bois nous sommes faits. Et l’on en ressort forcément différent, transformé.

Aider les autres (bienveillance)

La maladie transforme notre interprétation du monde et de la vie. Au-delà de la remise en question de nos habitudes et de nos rituels, elle nous apprend à regarder beaucoup plus loin. Avec ce qui nous arrive on croise de nouvelles personnes, on vit de nouvelles expériences. Parce que l’on sort du quotidien de notre vie, on découvre un univers qui nous était inconnu. Souvent on entend des histoires touchantes d’autres patients, et tout d’un coup on éprouve des sentiments de compassion, d’amour, d’envie d’aider qui jusque là n’avait pas la place de s’exprimer. On tombe aussi sur des gens qui nous tendent la main et qui essayent de nous aider. La bienveillance d’un inconnu qui ne fait que passer devient un trésor dans les moments les plus difficiles. C’est comme ça qu’est né SociaLyme. Par envie de contribuer à quelque chose de plus grand que moi. Alors vous aviez peut-être tendance à bitcher sur les collègues plutôt que d’essayer de comprendre leur détresse ! Mais tout ça c’est fini. La maladie nous rappelle combien l’entraide et la compassion sont précieux. Et dès qu’on se sent un peu mieux, on a envie de donner soi-même un peu de cette bienveillance.

Faire preuve d’indulgence

Qui dit bienveillance dit aussi Indulgence. Cette fois non pas envers les autres mais envers vous-même. Vous n’êtes pas un robot capable de fonctionner 24h/24h à plein régime, sans arrêt et sans faille. Alors pourquoi se comporter comme tel ? Chacun a le droit de se sentir et surtout d’être vulnérable à un instant T. Il n’y a rien de mal ni de honteux là-dedans. La maladie nous fait comprendre cela très rapidement. Tout effort en trop se paye cash illico presto. Faites donc preuve d’indulgence envers vous. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place. Acceptez vos faiblesses pour ce qu’elles sont, une partie de vous, et lâchez prise avec toutes ces idées préconçues qu’on vous rabâche régulièrement. Laissez un peu de place pour la compréhension qui est inéluctable dans la quête de la guérison. Et ce faisant, acceptez la maladie dans votre vie. Car avant de lutter contre elle, il faut d’abord accepter qu’elle soit là, au quotidien, à vos côtés constamment, sans trêve, sans répit, sans repos. Soyez indulgent avec votre corps qui lutte à chaque instant, même lorsque vous ne suivez aucun traitement. Bichonnez-vous comme vous le feriez d’un être cher.  

Vivre tout de suite maintenant

Le temps est très précieux ! Si l’homme semble penser qu’il est éternel et bien c’est loin d’être le cas. On s’en rend généralement compte dès qu’un pépin nous tombe sur la tête. A cet instant précis on prend conscience de nombreuses choses. On arrive à faire le tri dans les biens matériels, les gens, le travail, les habitudes de la vie de tous les jours. Parfois, parce qu’on n’a pas le choix et d’autres parce qu’on n’en ressent plus le besoin. Ça dégage du temps pour soi, ses passions, et aussi pour ceux qu’on aime. On arrête de perdre du temps avec des relations superficielles et toxiques qui nous engrangent dans un puit sans fond. En plus de donner beaucoup de temps, cela donne de l’énergie supplémentaire pour faire ce qui plait vraiment.

Et à la fin, ça donne envie de changer le monde !

On découvre tellement de nouveaux domaines, que l’on aimerait contribuer à faire évoluer les choses. La lucidité qui nous vient nous encourage à vouloir économiser des souffrances et du temps à bon nombre de personnes qui n’ont pas encore conscience de ce qu’est la maladie. On aimerait que les hôpitaux fonctionnent mieux, que les médecins soient mieux formés, qu’il y ait du budget pour la science et la recherche (et un peu moins pour l’armement ou certains lobbys). Qu’il y ait une vraie prise de conscience quant aux enjeux environnementaux qui, qu’on le veuille ou pas, impactent notre santé physique et mentale. Bref, changer le monde. Mais pour ce faire, il faut d’abord changer soi-même. Et pour changer en profondeur il faut encore réussir à se détacher de tout ce que l’on a été et de tout ce que l’on nous a appris. Sinon, on ne fait que perpétuer un système de pensé qui nous a emmené là où nous sommes…

A méditer,

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