Boswellia serrata : bienfaits, propriétés anti-inflammatoires et maladie de Lyme
La boswellia serrata, également appelée oliban indien ou encens indien, est une plante particulièrement intéressante pour ses propriétés anti-inflammatoires. Utilisée depuis des siècles dans la médecine ayurvédique, elle fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches pour ses effets sur les douleurs articulaires, la mobilité et différents mécanismes impliqués dans les réactions inflammatoires.
Son intérêt repose principalement sur sa résine, naturellement riche en acides boswelliques. Ces composés présentent des propriétés pharmacologiques étudiées, notamment leur capacité à agir sur certaines enzymes impliquées dans la production de médiateurs inflammatoires. Plusieurs essais cliniques ont d’ailleurs donné des résultats encourageants dans le domaine de l’arthrose.
La boswellia mérite également notre attention dans le contexte de la maladie de Lyme. Les douleurs articulaires et musculaires peuvent occuper une place importante dans le quotidien des malades, et certaines approches phytothérapeutiques cherchent justement à agir sur les mécanismes inflammatoires associés. Son utilisation dans le contexte de Lyme est également évoquée par Stephen Harrod Buhner et le Dr William Rawls, qui s’intéressent à son potentiel pour accompagner les manifestations inflammatoires et les douleurs articulaires.
La Boswellia serrata, c’est quoi ?
La Boswellia serrata est un arbre de la famille des Burséracées, originaire principalement du sous-continent indien. Il pousse dans des régions montagneuses et relativement arides, où il est cultivé et exploité depuis très longtemps pour sa résine.
Pour la récolter, on pratique de petites incisions dans l’écorce de l’arbre. Une substance résineuse s’écoule alors avant de sécher au contact de l’air, formant des morceaux translucides, jaunâtres ou blanchâtres que l’on appelle parfois des larmes d’encens.
Cette résine est traditionnellement utilisée en médecine ayurvédique pour accompagner les douleurs articulaires, les raideurs et différentes manifestations inflammatoires. On la retrouve également dans certaines préparations destinées au confort respiratoire et digestif.
Il faut savoir que le terme encens regroupe plusieurs espèces de boswellia, notamment Boswellia serrata, Boswellia sacra et Boswellia carterii. Elles ne possèdent pas nécessairement la même composition chimique. Dans le cadre des compléments alimentaires étudiés pour les articulations, c’est surtout la Boswellia serrata qui retient l’attention des chercheurs.
La composition de la boswellia
La richesse de la résine de boswellia repose sur plusieurs familles de composés naturels. Les plus intéressants sont les acides boswelliques, des molécules triterpéniques qui ont fait l’objet de nombreux travaux pharmacologiques.
On retrouve notamment :
- Les acides alpha et bêta-boswelliques : ils constituent une partie importante des composés caractéristiques de la résine et sont étudiés pour leurs propriétés anti-inflammatoires.
- L’AKBA (acide acétyl-11-céto-bêta-boswellique) : c’est l’un des composés les plus recherchés dans les extraits standardisés. Il présente notamment un intérêt particulier dans les recherches sur la 5-lipoxygénase.
- Le KBA (acide 11-céto-bêta-boswellique) : un autre acide boswellique étudié pour ses interactions avec les voies inflammatoires.
- Les polysaccharides et les gommes naturelles : ils participent à la composition globale de la résine.
- Les composés aromatiques volatils : ils sont notamment présents dans l’huile essentielle d’encens.
Tous ces constituants ne se retrouvent pas nécessairement dans les mêmes proportions selon les espèces, les méthodes de récolte et les procédés d’extraction. C’est justement pour cette raison que les extraits standardisés sont intéressants lorsque l’on souhaite connaître précisément la quantité de certains principes actifs.
Quels sont les bienfaits de la boswellia ?
La boswellia présente plusieurs propriétés qui expliquent son utilisation croissante dans les compléments destinés au confort articulaire. Son principal intérêt concerne l’inflammation, mais les recherches s’intéressent également à son action sur la douleur, la mobilité et le stress oxydatif.

1. Des propriétés anti-inflammatoires particulièrement intéressantes
C’est sans doute la propriété la plus connue de la boswellia serrata : son potentiel anti-inflammatoire.
Pour comprendre comment elle fonctionne, il faut s’intéresser à quelques mécanismes de notre organisme. Lorsqu’une inflammation se déclenche, le corps produit différentes substances pour coordonner la réaction de défense. Parmi elles, on trouve les leucotriènes, des molécules qui participent à l’activation des cellules immunitaires et peuvent contribuer à entretenir l’inflammation, notamment au niveau des articulations et des voies respiratoires.
C’est justement à ce niveau que la boswellia devient intéressante. Certains de ses composés, en particulier l’AKBA (un acide boswellique), sont étudiés pour leur capacité à freiner l’action de la 5-lipoxygénase, une enzyme qui participe à la fabrication des leucotriènes. En d’autres termes, la boswellia pourrait aider à limiter la production de certains messagers responsables de l’amplification des réactions inflammatoires.
Les chercheurs s’intéressent également à son influence sur la voie NF-κB, un mécanisme qui joue en quelque sorte le rôle d’un interrupteur dans la mise en route de nombreux processus inflammatoires. En agissant potentiellement sur plusieurs de ces mécanismes, la boswellia présente donc un intérêt particulier pour accompagner les situations dans lesquelles l’inflammation prend trop de place.
2. Un intérêt étudié pour le confort articulaire
La santé articulaire est probablement le domaine dans lequel la boswellia dispose des données cliniques les plus intéressantes.
Plusieurs essais ont évalué son utilisation chez des personnes souffrant d’arthrose, notamment au niveau des genoux. Les résultats portent principalement sur la douleur, la raideur et la capacité à retrouver une mobilité satisfaisante.
Une méta-analyse publiée en 2020 dans la revue BMC Complementary Medicine and Therapies a regroupé sept essais cliniques randomisés portant sur 545 participants. Les chercheurs ont observé des améliorations significatives concernant la douleur, la raideur et la fonction articulaire chez les personnes ayant reçu de la boswellia ou des extraits de cette plante.
Ces résultats sont particulièrement intéressants, car ils permettent de dépasser les seules observations réalisées en laboratoire. La boswellia a donc fait l’objet d’études chez l’humain, avec des résultats encourageants pour le confort articulaire.
Il faut naturellement distinguer l’arthrose des autres formes d’atteintes articulaires, mais ces travaux contribuent à expliquer pourquoi la boswellia est aujourd’hui très présente dans les formulations destinées aux articulations.
3. Une action potentielle sur les douleurs et la mobilité
Au-delà de ses propriétés anti-inflammatoires, la boswellia est étudiée pour son intérêt sur les manifestations douloureuses associées aux problèmes articulaires.
Une étude clinique publiée en 2008 dans Arthritis Research & Therapy a notamment évalué un extrait appelé 5-Loxin, standardisé à 30 % d’AKBA. Soixante-quinze personnes souffrant d’arthrose du genou ont participé à cet essai de 90 jours. Elles recevaient soit 100 mg, soit 250 mg de 5-Loxin par jour, ou un placebo.
Les chercheurs ont constaté une amélioration de plusieurs critères, notamment la douleur et la fonction physique, particulièrement dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée.
Un autre extrait, appelé Aflapin, a également fait l’objet d’essais cliniques. Une étude publiée en 2023 dans le Journal of the American College of Nutrition a évalué son utilisation à raison de 100 mg par jour pendant 30 jours chez des personnes souffrant d’arthrose du genou, avec des résultats encourageants sur la douleur et la fonction articulaire.
Ces recherches montrent que la boswellia ne se résume pas à une simple plante traditionnellement utilisée contre les douleurs. Certaines formulations standardisées disposent de données cliniques intéressantes.
4. Des propriétés antioxydantes
La résine de boswellia contient également différents composés étudiés pour leurs propriétés antioxydantes. Ces molécules intéressent les chercheurs pour leur capacité potentielle à participer à la protection cellulaire face au stress oxydatif.
Le stress oxydatif et l’inflammation entretiennent des relations étroites. Les réactions inflammatoires peuvent favoriser la production de molécules oxydantes, tandis qu’un excès de stress oxydatif peut à son tour participer à l’activation de certains mécanismes inflammatoires.
Cette dimension antioxydante complète donc le profil pharmacologique de la boswellia, notamment dans les recherches consacrées à l’inflammation chronique.
5. Un intérêt pour l’équilibre des réponses immunitaires
Les acides boswelliques font également l’objet de recherches sur leur interaction avec certaines cellules immunitaires et différentes voies de signalisation impliquées dans la réponse inflammatoire.
Il est notamment question de la modulation de certains médiateurs comme les cytokines et les prostaglandines.
C’est un aspect intéressant pour comprendre le profil global de la plante. La boswellia ne se limite pas à une action sur les douleurs articulaires : elle présente un ensemble de propriétés pharmacologiques qui expliquent son intérêt dans différentes recherches sur l’inflammation.
Quelle forme de boswellia choisir ?
La boswellia est disponible sous plusieurs formes : poudre de résine, gélules d’extraits concentrés, teintures hydroalcooliques ou encore préparations à usage externe.
Cependant, toutes ces formes ne sont pas équivalentes. Les acides boswelliques sont des composés lipophiles, ce qui signifie qu’ils présentent une affinité pour les corps gras. Leur extraction dépend donc fortement du solvant utilisé et du procédé de fabrication.
La boswellia en gélules
Les gélules sont probablement la forme la plus intéressante lorsqu’on recherche une quantité précise d’acides boswelliques.
On distingue deux grandes catégories de produits. La première correspond à la résine simplement réduite en poudre. Elle conserve une partie de la composition naturelle de la plante, mais sa teneur en acides boswelliques peut varier.
La seconde correspond aux extraits secs concentrés. Ceux-ci sont obtenus par différents procédés d’extraction permettant de concentrer certains constituants de la résine. Ils peuvent ensuite être standardisés sur leur teneur en acides boswelliques totaux ou en AKBA.
Personnellement, je privilégierais les extraits standardisés pour une supplémentation ciblée. Cela permet notamment de mieux comparer les produits et de se rapprocher des formulations utilisées dans les essais cliniques.

Les extraits standardisés : 5-Loxin et Aflapin
Deux formulations reviennent régulièrement dans la littérature scientifique.
5-Loxin est un extrait de Boswellia serrata standardisé à 30 % d’AKBA. Il a notamment été étudié à des doses de 100 et 250 mg par jour dans l’arthrose du genou, pendant 90 jours.
Aflapin, également commercialisé sous le nom AprèsFlex, est une formulation associant un extrait enrichi en AKBA à une fraction huileuse de la résine. Cette association a été développée pour améliorer la biodisponibilité des acides boswelliques. La formulation étudiée est standardisée à 20 % d’AKBA.
Dans un essai clinique, Aflapin a notamment été utilisé à raison de 100 mg par jour pendant 30 jours.
Ces deux références sont intéressantes lorsqu’on souhaite comparer les extraits disponibles sur le marché. Attention toutefois à ne pas confondre le pourcentage d’AKBA et celui des acides boswelliques totaux : il s’agit de deux critères de standardisation différents.
La boswellia en teinture
On retrouve également la boswellia sous forme de teinture hydroalcoolique, notamment chez certains spécialistes de phytothérapie. Cette présentation est assez répandue pour les plantes médicinales, en particulier dans les approches inspirées du protocole Buhner. C’est notamment le cas de la renouée du Japon et de la griffe du chat, que l’on retrouve fréquemment sous forme de teintures dans les différentes préparations destinées à accompagner la maladie de Lyme.
Pour la boswellia, les choses sont un peu différentes. Sa résine contient des acides boswelliques, les principaux composés recherchés pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Or, ces molécules sont peu solubles dans l’eau et nécessitent un solvant adapté, généralement un alcool suffisamment concentré, pour être correctement extraites. Une teinture classique ne garantit donc pas forcément une bonne concentration en principes actifs.

Il est ainsi préférable de regarder attentivement le procédé d’extraction, le degré alcoolique utilisé et, surtout, la teneur en acides boswelliques lorsque celle-ci est communiquée par le fabricant. Le simple fait qu’une teinture affiche un ratio de 1:5 ou de 1:2 ne permet pas de savoir quelle quantité d’AKBA elle contient réellement.
C’est pourquoi, lorsqu’on recherche spécifiquement les acides boswelliques, je privilégierais plutôt les gélules contenant un extrait sec standardisé. Elles permettent de connaître plus précisément la quantité de composés actifs apportée et facilitent la comparaison entre les différents produits disponibles.
Cela ne signifie pas que les teintures de boswellia sont dépourvues d’intérêt, mais elles ne sont pas directement comparables aux extraits secs standardisés utilisés dans les études scientifiques. Pour mieux comprendre les différentes formes de plantes utilisées dans cette approche, vous pouvez également consulter mon dossier consacré au protocole Buhner.
L’huile essentielle d’encens
L’huile essentielle de boswellia constitue une autre possibilité, notamment pour une utilisation externe.
Attention toutefois : elle ne contient pas les mêmes constituants que les extraits secs riches en acides boswelliques. Les huiles essentielles concentrent principalement les molécules aromatiques volatiles de la résine.
Elle ne peut donc pas remplacer une gélule d’extrait standardisé. Buhner mentionne néanmoins l’application locale d’huile essentielle d’encens pour accompagner les douleurs articulaires.
Pour une utilisation cutanée, il faut respecter les précautions propres aux huiles essentielles, notamment leur dilution dans une huile végétale adaptée.
Quelle posologie pour la boswellia ?
Il existe des différences importantes entre les quantités utilisées selon les extraits. Une gélule contenant 500 mg de résine en poudre ne correspond absolument pas à une gélule de 100 mg d’extrait standardisé à 30 % d’AKBA.
Pour s’y retrouver, voici quelques repères issus des recommandations de certains auteurs et des essais cliniques.
Ces dosages correspondent à des formulations différentes et doivent être interprétés en fonction de leur composition réelle.
Boswellia et maladie de Lyme
La boswellia présente un intérêt particulier dans le contexte de la maladie de Lyme en raison de son profil anti-inflammatoire.
Les douleurs articulaires et musculaires constituent des manifestations fréquentes de la borréliose, notamment dans certaines formes articulaires. Des symptômes peuvent également persister après le traitement de l’infection, avec des mécanismes qui ne sont pas nécessairement identiques d’une personne à l’autre.
Dans ce contexte, il peut être intéressant de s’intéresser aux plantes qui agissent sur le confort articulaire et les voies inflammatoires, en complément des approches visant l’infection elle-même.
C’est une distinction importante : contrairement à la renouée du Japon, à la cryptolepis ou à d’autres plantes étudiées pour leur activité antiborrélienne en laboratoire, la boswellia est surtout intéressante pour son potentiel anti-inflammatoire. Elle n’est pas considérée comme une plante permettant d’éliminer Borrelia.
Stephen Harrod Buhner et la boswellia
Stephen Harrod Buhner, auteur de Healing Lyme, est probablement l’un des herboristes les plus connus dans l’univers de la maladie de Lyme. Son approche repose sur différentes plantes médicinales qui interviennent sur plusieurs mécanismes : protection de l’endothélium, régulation des cytokines, soutien immunitaire et activité antimicrobienne.
La boswellia n’appartient cependant pas aux plantes centrales de son protocole antiborrélien. Il la mentionne dans un document complémentaire consacré aux manifestations musculosquelettiques, et plus précisément aux douleurs articulaires (arthralgia).
Dans ce document, Buhner indique préférer une formulation de la marque Superior Labs contenant 500 mg de boswellia, 100 mg de L-leucine et 7,5 mg de BioPerine (extrait de poivre noir). Il conseille de suivre la posologie indiquée sur le produit et précise qu’en période de douleurs aiguës, la prise peut être augmentée à deux ou trois fois par jour au lieu d’une seule.
Il mentionne également l’application locale d’huile essentielle de boswellia, autrement appelée encens, pour accompagner les douleurs articulaires.
Cette recommandation est intéressante parce qu’elle montre que Buhner ne réserve pas son approche phytothérapeutique aux seules plantes antimicrobiennes. Il s’intéresse également aux moyens de soutenir l’organisme face aux symptômes qui accompagnent les infections et leurs suites.
Pour mieux comprendre la logique de ses différentes recommandations, vous pouvez retrouver mon dossier complet consacré au protocole Buhner pour la maladie de Lyme.
William Rawls et la boswellia : un intérêt pour la neuro-inflammation
Le Dr William Rawls, auteur de Unlocking Lyme, développe une approche intégrative de Lyme qui accorde une place importante à l’inflammation, au soutien immunitaire et à la santé neurologique.
Dans un document intitulé Dr. Rawls’ Protocol for NeuroLyme Recovery, diffusé en ligne et attribué au Dr William Rawls, la boswellia serrata apparaît dans une rubrique consacrée au soutien de la neuro-inflammation.
Il recommande une quantité de 100 à 200 mg, une à deux fois par jour, en privilégiant un extrait concentré avec un rapport d’extraction de 10:1 et une standardisation d’au moins 10 % d’AKBA.
Cette indication est particulièrement intéressante, car elle rejoint l’approche développée dans les recherches sur les acides boswelliques et leurs interactions avec les mécanismes inflammatoires.
Rawls mentionne également le curcuma et les oméga-3 dans cette même partie de son document. On retrouve ainsi une approche complémentaire qui associe plusieurs familles de composés naturels, chacune présentant des propriétés différentes.
Pour approfondir ces pistes, vous pouvez également consulter mes articles sur les oméga-3 et les plantes et remèdes naturels anti-inflammatoires.
Boswellia, curcuma et harpagophytum : quelles complémentarités ?
La boswellia peut être rapprochée d’autres plantes utilisées pour le confort articulaire, mais toutes n’agissent pas exactement de la même manière.
Le curcuma, grâce à ses curcuminoïdes, fait notamment l’objet de recherches sur différentes voies inflammatoires et le stress oxydatif. L’harpagophytum, également appelé griffe du diable, est traditionnellement utilisé pour accompagner les douleurs articulaires et musculaires. Quant à la boswellia, son intérêt porte notamment sur les acides boswelliques et la voie des leucotriènes.
Ces plantes peuvent donc être intéressantes à étudier ensemble dans une approche globale du confort articulaire, sans que cela signifie qu’une association soit nécessairement plus efficace que chaque plante prise séparément.
Dans le contexte de Lyme, il est également intéressant de replacer ces approches dans un ensemble plus large comprenant les apports nutritionnels, les oméga-3 et le soutien des tissus conjonctifs. J’aborde notamment cette dernière question dans mon article consacré au collagène et aux maladies chroniques.
La boswellia trouve ainsi sa place dans une réflexion plus large sur l’inflammation et les douleurs persistantes, sans se substituer aux traitements de la borréliose.
Des contre-indications ?
La boswellia est généralement bien tolérée dans les études disponibles. Quelques troubles digestifs peuvent toutefois survenir, notamment des nausées, des diarrhées, des douleurs abdominales ou de la constipation.
Une attention particulière est nécessaire en cas de traitement médicamenteux, notamment avec les anticoagulants ou les antiagrégants plaquettaires. Les personnes sous traitement chronique, les femmes enceintes ou allaitantes doivent également demander un avis professionnel avant toute supplémentation.
Le NCCIH rapporte notamment une utilisation de certains extraits allant jusqu’à 1 000 mg par jour dans plusieurs essais cliniques, parfois pendant six mois, avec une tolérance globalement satisfaisante.
FAQ – Boswellia
FAQ
L’oliban est le nom donné à la résine aromatique récoltée sur certains arbres du genre Boswellia. La Boswellia serrata est une espèce particulière de ce genre, dont la résine est largement utilisée dans les compléments alimentaires étudiés pour le confort articulaire.
La quantité affichée correspond parfois à de la poudre de résine et parfois à un extrait concentré. Deux produits affichant 500 mg peuvent donc présenter des teneurs très différentes en acides boswelliques et en AKBA. Il faut regarder la standardisation, le rapport d’extraction et la composition réelle plutôt que de comparer uniquement le poids de la gélule.
Non, les deux formulations ne sont pas équivalentes. L’huile essentielle concentre principalement les molécules aromatiques volatiles de la résine, tandis que les gélules d’extrait sec sont recherchées pour leur teneur en acides boswelliques. Elles répondent donc à des usages différents.
Les essais cliniques ont utilisé des durées variables, allant notamment de 30 à 90 jours. La méta-analyse de 2020 suggère qu’une période d’au moins quatre semaines est nécessaire pour évaluer les effets sur les symptômes de l’arthrose. Les résultats dépendent toutefois de l’extrait utilisé et de la situation de chaque personne.
Sources scientifiques
- Yu et al. (2020). Effectiveness of Boswellia and Boswellia extract for osteoarthritis patients: a systematic review and meta-analysis. BMC Complementary Medicine and Therapies. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7368679/
- Sengupta et al. (2008). A double blind, randomized, placebo controlled study of the efficacy and safety of 5-Loxin for treatment of osteoarthritis of the knee. Arthritis Research & Therapy. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2575633/
- Karlapudi et al. (2023). Efficacy and Safety of Aflapin, a Novel Boswellia Serrata Extract, in the Treatment of Osteoarthritis of the Knee. Journal of the American College of Nutrition. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35512759/
- Abdel-Tawab et al. (2011). Boswellia serrata: an overall assessment of in vitro, preclinical, pharmacokinetic and clinical data. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21553931/
- National Center for Complementary and Integrative Health. Boswellia: Usefulness and Safety. https://www.nccih.nih.gov/health/boswellia
- Stephen Harrod Buhner. Herbal Protocols for the Treatment of Infection and Post-Coronavirus Syndrome, section Musculoskeletal Problems – Arthralgia. https://www.stephenharrodbuhner.com/wp-content/uploads/2020/08/covid-19-2.update.txt.pdf
- William Rawls. Dr. Rawls’ Protocol for NeuroLyme Recovery, section Relieve Neuroinflammation. https://www.scribd.com/document/490877489/NeuroLyme-Handout-Dr-Rawls
- Mills & Bone. Principles and Practice of Phytotherapy: Modern Herbal Medicine, 2e édition. Monographie consacrée à la boswellia.

Moi, c’est Greg le mec qui a créé SociaLyme. Je partage avec vous mon expérience de malade à travers des articles et des conseils sur les maladies chroniques et la santé au naturel. Mon objectif ? Tout simplement vous offrir des pistes pour mieux vivre la maladie au quotidien.










