Gou teng Lyme


Gou Teng (Uncaria rhynchophylla)


Le Gou Teng (Uncaria rhynchophylla), aussi appelé « griffe de chat chinoise », est une liane ligneuse originaire de Chine et d’autres régions d’Asie du Sud-Est. Elle tire son nom (« Gou Teng » signifie littéralement « liane à crochets » en chinois) de ses épines recourbées en forme de griffe, qui lui permettent de s’accrocher aux arbres environnants. Utilisée depuis des siècles dans la pharmacopée chinoise, la plante figure d’ailleurs dans la première partie de la Pharmacopée Chinoise officielle, aux côtés de formules classiques comme le Tian-ma-gou-teng-yin, traditionnellement employées pour les troubles du système nerveux central. En médecine traditionnelle chinoise, on lui reconnaît une forte action sur le foie, la chaleur et le « vent interne » — une notion qui recouvre notamment les tremblements, les convulsions et les vertiges. C’est justement pour ses propriétés neurologiques que l’ethnobotaniste Stephen Buhner l’a intégrée à son protocole pour la maladie de Lyme, où elle occupe une place à part parmi les plantes recommandées.


Composition


Le Gou Teng doit ses propriétés à une famille d’alcaloïdes bien particulière, présente principalement dans les crochets (les épines recourbées) et les jeunes tiges de la liane :

  • Rhynchophylline et isorhynchophylline, les deux alcaloïdes les plus étudiés, à l’origine des effets neuroprotecteurs et antihypertenseurs de la plante
  • Corynoxeine et isocorynoxeine, d’autres alcaloïdes de la même famille, également étudiés pour leur action sur le système nerveux central
  • D’autres alcaloïdes oxindoles apparentés, présents en quantités plus faibles

C’est cet ensemble d’alcaloïdes qui confère au Gou Teng ses propriétés antihypertensives, anti-inflammatoires et neuroprotectrices, avec en complément des effets antioxydants et potentiellement antitumoraux mis en évidence par la recherche. En médecine chinoise, on privilégie traditionnellement les crochets doubles de la plante, considérés comme plus concentrés en principes actifs que la tige seule.


Gou Teng et maladie de Lyme


Dans son protocole pour la maladie de Lyme, Stephen Buhner recommande le Gou Teng spécifiquement pour la prise en charge des symptômes neurologiques, ce qui en fait une plante à part dans son approche : contrairement à des plantes plus généralistes comme l’Ashwagandha ou la Renouée du Japon, le Gou Teng vise en priorité le système nerveux central. Buhner recommande d’ailleurs de l’ajouter systématiquement au protocole en cas de neuroborréliose (l’atteinte neurologique de la maladie de Lyme), avec des doses adaptées à la sévérité de l’infection cérébrale.

L’intérêt de la plante dans ce contexte repose sur un fort effet neuroprotecteur, qui reposerait principalement sur la limitation de l’activation des cellules gliales (les cellules de soutien du cerveau) en réponse à l’inflammation. Or, cette inflammation neurologique est justement au cœur de nombreux symptômes rapportés en cas de neuroborréliose : brouillard mental (brain fog), tremblements, angoisses, troubles cognitifs, maux de tête et vertiges. Des travaux de recherche plus récents s’intéressent également au potentiel du Gou Teng dans les troubles cognitifs légers et la maladie d’Alzheimer, où ses alcaloïdes montreraient des effets neuroprotecteurs par plusieurs mécanismes (action antioxydante, anti-inflammatoire, régulation des neurotransmetteurs).

Au-delà de son action neurologique, le Gou Teng présenterait aussi une activité contre les spirochètes (la famille de bactéries à laquelle appartient Borrelia, responsable de la maladie de Lyme), ce qui en ferait un allié à double titre dans le cadre du protocole Buhner.


Les bienfaits du Gou Teng


Voici les principales propriétés attribuées au Gou Teng, en médecine traditionnelle chinoise comme dans la littérature scientifique plus récente :

  1. Neuroprotecteur, en limitant l’activation inflammatoire des cellules gliales du cerveau
  2. Hypotensive, l’une des utilisations historiques les plus documentées de la plante en médecine chinoise
  3. Anti-inflammatoire, sur le système nerveux comme plus largement dans l’organisme
  4. Antispasmodique, traditionnellement utilisé contre les tremblements, les convulsions et l’épilepsie
  5. Anti-spirochètes, avec un intérêt spécifique documenté dans le cadre de la maladie de Lyme
  6. Régulateur de l’humeur, ses alcaloïdes pouvant moduler certains neurotransmetteurs impliqués dans l’anxiété
  7. Soutien cardiovasculaire, en lien avec son action sur la tension artérielle
  8. Antioxydant

Où acheter le Gou Teng ?


Le Gou Teng se trouve principalement sous forme de teinture mère, de poudre de racine/crochets à encapsuler soi-même, ou déjà en gélules toutes prêtes. Dans le protocole Buhner, la teinture reste la forme la plus couramment utilisée, avec un dosage qui peut monter assez haut en cas de neuroborréliose marquée — toujours à ajuster progressivement et idéalement avec l’accompagnement d’un thérapeute formé au protocole.

C’est une plante que l’on trouve moins facilement que l’Ashwagandha ou la Renouée du Japon chez les marques françaises généralistes ; LymeHerbs, spécialiste des plantes du protocole Buhner, reste l’une des références les plus complètes pour se procurer du Gou Teng de qualité, aussi bien en teinture qu’en poudre.

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Des Contre-indications ?


Le Gou Teng est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, sa sécurité n’ayant pas été clairement établie dans ce contexte (à noter que cette position diffère de certaines sources de médecine chinoise traditionnelle, qui autorisent son usage sous contrôle — la prudence reste donc de mise, et un avis médical est recommandé). Plusieurs interactions médicamenteuses sont également à connaître :

  • Sédatifs (benzodiazépines, barbituriques) : risque de potentialisation des effets sédatifs
  • Anticoagulants (warfarine, héparine) : risque de saignement accru
  • Anticonvulsivants (phénytoïne, carbamazépine) : risque de renforcement de leurs effets
  • Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus) : interaction possible avec le système immunitaire

Une étude a par ailleurs montré que le Gou Teng peut activer le récepteur PXR et induire l’expression de l’enzyme hépatique CYP3A4, une enzyme impliquée dans le métabolisme d’un grand nombre de médicaments — un point à signaler à votre médecin ou pharmacien si vous suivez un traitement, pour écarter tout risque d’interaction.


Les autres plantes du protocole Buhner



Cet article a une visée informative et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

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