Soi même

Face à soi-même


La rentrée a maintenant bien pointé le bout de son nez. Le rythme de nos vies et de nos routines quotidiennes est en train de reprendre doucement le dessus. J’espère que malgré les dérèglements climatiques de l’été, qui bouleversent les records comme nos consciences, vous avez au moins réussi à prendre du temps pour vous reposer. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de temps pour moi et ma famille. Je ressentais un grand besoin de faire le vide, de profiter d’un instant de repos aussi bien pour le corps que pour l’esprit. Car, je ne vous apprends rien en disant que les temps sont durs. Et je ne vous apprends probablement pas grand chose non plus en disant que ce ne sont que les prémices.

A peine quelques instants après être revenu au monde «réel» j’ai compris qu’après une guerre acharnée contre la Covid-19, il était temps de nous plonger dans une nouvelle guérilla qui apportera son lot d’anxiété et ravivera la flamme un peu plus insidieusement au cœur de nos foyers. Mais de quel bois je me chauffe me direz-vous ?! C’est une bonne question à laquelle les réponses viendront nous éclairer très prochainement. En attendant, il est important pour moi de m’éloigner encore un peu plus de ce feu auquel je ne souhaite pas participer. Après tout je m’y suis déjà bien brûlé avec mon vécu de malade de Lyme. J’ai déjà vu les flammes de mes désillusions danser dans les ombres en dessinant mes angoisses, me marquant au fer rouge pour la fin des temps. Aussi, quand on me mijote un plat qui n’a de sens que d’attiser l’hypersensibilité que j’ai jadis développée, je préfère éviter ne serait-ce même que le son du crépitement de ses braises. Aussi vivaces soient-elles, il m’est alors préférable de me recentrer sur moi-même.

En ces moments incertains, il est plus qu’essentiel de trouver les réponses en soi. Quand l’information et la désinformation ne font qu’un, comment est-il possible de trouver sa voie ? La mienne est semble-t-il de demeurer aussi loin que possible des tumultes de cette société. C’est là que je trouve le calme et la sérénité, une sorte de paix intérieure où j’essaye de vivre en harmonie avec moi-même. Ce qui finalement me permet de respecter ce qui se trouve autour. Éteindre la télévision et le téléphone, débrancher le cerveau de l’anxiété des informations ou de la désinformation (comme vous préférez) vendu par les médias et se contenter de lire un bon livre au coin du feu. En ce moment, je lis Walden d’Henry David Thoreau, un monument de la littérature américaine. Pour résumer, l’auteur est parti vivre au fond des bois dans une cabane qu’il a lui-même construite. Il y passe deux ans à vivre en autarcie une vie frugale, lui laissant le temps pour méditer sur le sens de l’existence et de la société. Un livre déroutant, qui même s’il s’est déroulé il y a presque 200 ans, montre à quel point ce qui fait de nous des êtres humains est inscrit au fond de nous et ne change que très peu malgré les progrès technologiques. A chaque époque sa surcroissance et sa surconsommation mais l’esprit est là ; se défaire des besoins matériels et s’abstraire du monde pour devenir réellement soi même.

« Ce n’est qu’une fois perdus – ou, pour dire la chose différemment, ce n’est qu’une fois que nous avons perdu le monde – que nous commençons à nous trouver nous-mêmes ; que nous comprenons où nous sommes, et que nous saisissons l’étendue infinie des relations que nous avons avec le monde». Henry David Thoreau

C’est en perdant ce monde (en réalité c’est lui qui a décidé de me quitter il y a quelques années), que je me suis découvert, que j’ai découvert ce qui faisait partie de moi et ce qui n’en faisait pas partie. La maladie m’a aidé à aller au plus profond de moi et de réduire la vie « à ses plus petits dénominateurs et en boire la vilenie jusqu’à la lie». Une épreuve particulièrement violente, mais qui m’a préparé à vivre Ma vie, celle que j’aurai souhaité et non pas celle que l’on aurait voulu me faire vivre. Cela ne veut pas dire qu’elle en est plus facile. Au contraire, elle est pleine de challenges et vivre reste donc une épreuve et apporte au quotidien ses imprévus qui, s’ils ne nous achèvent pas, nous rendent, si tant est qu’on le veuille, plus fort. Voir le monde avec lucidité implique une force à toute épreuve devant l’abjecte réalité pervertie par des sots et colportée par leurs ménestrels.  

Je vous souhaite de vivre votre meilleure vie, celle qui vous fait vibrer, celle qui vous donnera du sens. Et qui en donnera à ce (et ceux) qui se trouve autour de nous, en respect de vous-mêmes, des animaux et de la nature qui nous abrite et nourrit depuis que l’Homme est Homme. N’oubliez pas de vous soigner, de prendre soin de votre corps et de votre esprit car personne ne le fera à votre place !

PS : ET pour finir, si les gens passaient moins de temps à regarder les journaux télévisés et plus de temps à lire, toute la société se porterait bien mieux. Il n y a pas de meilleure façon de s’élever et de se révéler (réveiller) que dans la connaissance et le savoir.

Portez bous bien,

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