Pourquoi je ne guéris pas

Pourquoi je ne guéris pas ?


Cela fait des semaines, des mois, des années que vous luttez contre Lyme ? Vous n’en pouvez plus, vous ne savez plus comment vous y prendre, ni comment continuer de garder espoir dans une future guérison ou rémission ? Ce n’est pas étonnant, le chemin est souvent long et semé d’embûches. Les pièges sont nombreux et les solutions pas toujours évidentes à trouver. Et pourtant il existe des pistes de réflexions pour venir trouver l’aiguille dans cette fameuse botte de foin qui vous freine. J’essaye dans cet article de trouver les points qui pourraient venir obstruer votre guérison de malade de Lyme. C’est parti !


1 – Et si ce n’était pas (que) la maladie de Lyme ?


Comment ne pas aborder ce point ? C’est pourtant un point essentiel qui revient dans le parcours de la quasi totalité des malades que j’ai rencontrés. Le diagnostic de la maladie de Lyme. En effet, à un moment de leur parcours est venu la question de la maladie de Lyme puis le face à face avec le médecin traitant qui remet en question cette possibilité. Cela arrive dans presque 100 % des cas et il faut l’avouer c’est d’une certaine façon justifiée. Je m’explique. Il existe de nombreuses maladies et le diagnostic est souvent compliqué dans le cadre des maladies chroniques. S’il est facile de remettre en question le médecin, il est aussi possible de remettre en question les idées préconçues que peut avoir un malade. N’est-ce pas ? Ce qui ne veut absolument pas dire, remettre en question les symptômes. Ce qui ne veut pas dire également que tout se passe dans la tête du malade. Une personne saine d’esprit aura dans son parcours toujours ce moment (voire ces moments) de doute quant à sa propre maladie. Et se posera la question du bien fondé de son propre diagnostic. Si vous n’avez pas de diagnostic, ni de symptômes pouvant évoquer Lyme je crois qu’il faudra se demander si ce n’est pas autre chose. Surtout quand la guérison ne vient pas. D’autre part, le hasard existe et vous pouvez très bien cumuler plusieurs maladies… Il ne faudra donc négliger aucune piste ! Sans même parler de la fatigue mentale qui découle de la maladie et qui affecte la psyché. Car avoir Lyme (ou d’innombrables symptômes) sans développer des troubles mentaux (même léger), est-ce réaliste ?


2 – Et s’il s’agissait d’une co-infections ?


De ce premier point découle la possibilité des co-infections. Une tique peut transmettre de nombreux pathogènes qui ne sont pas testés d’office dans les examens sanguins. Et cela que ce soit dans votre laboratoire du coin ou dans un service d’infectiologie dans un centre de référence. Pourtant, les co-infections telles que la babésiose, la candidose, l’erhlichiose, la bartonelose et bien d’autres existent et viennent fortement aggraver le beau tableau de vos symptômes. Un diagnostic de Lyme et un traitement qui ne vient pas améliorer les symptômes peut venir du fait que les co-infections ne sont pas identifiées ni traitées. Or vous l’aurez compris, on ne traite pas un lyme et une babésiose de la même façon. Que ce soit via des médicaments chimiques ou des plantes. Ce serait trop facile malheureusement. Identifier ces co-infections et leur apporter un traitement adapté peut singulièrement améliorer des symptômes que vous traîniez depuis des lustres. Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle! Comment les identifier ? Vous pouvez en parler à votre médecin Lyme, qui pourrait les reconnaître via les symptômes, mais le mieux reste de faire des tests dans un centre spécialisé, à l’étranger (BCA par exemple). Tests qui pourraient se révéler surprenant mais éclairant.


3 – Et si mon traitement n’était pas adapté ?


Du coup, si vous vous soignez de quelque chose que vous n’avez pas, ou de quelque chose que vous avez mais pas de la bonne façon et bien on peut dire que vos chances de guérison sont fortement limitées... Soigner une rage de dent avec du doliprane en espérant que cela passe, c’est comment dire ? Espérer atteindre la lune sans fusée ? On peut le dire je pense non ? C’est pareil dans notre cas ! Si votre traitement n’est pas adapté vous ne pourrez pas aller mieux. C’est aussi simple que bonjour ! Attention, ça ne veut pas dire que le traitement n’est pas efficace, seulement qu’il n’est pas adapté à votre cas au moment où vous le prenez. La différence est subtile sur le papier mais réelle dans la vie. Parfois le traitement est trop fort ou le terrain (vous ) n’a pas été préparé en amont. Ce qui amène à la question suivante : peut-être avez-vous négligé la détoxification ou la supplémentation ? Or si vous n’aidez pas votre corps à éliminer les nombreuses toxines générées par le traitement, progressivement tout en apportant des vitamines et minéraux essentiels au bon fonctionnement de votre corps, comment pourriez-vous aller mieux ? Je pense là notamment à des compléments dont le but sera par exemple de réensemencer votre flore intestinale et de rétablir votre système immunitaire. Sinon, il faudra faire face aux réactions d’herxheimer qui souvent amènent à stopper ou ralentir un traitement. Pas bien !


4 – Il faut plus de temps et de patience


Avec un bon traitement antibiotique juste après avoir été piqué par une tique infectée, vous devriez vous en sortir assez rapidement. Malheureusement, si vous êtes infecté depuis des années et que la bactérie a eu le temps de pénétrer dans des tissus profonds avec des formes enkystées, cela s’annonce moins sympa. La borréliose a pris le temps de s’installer, elle ne pourra pas partir du jour au lendemain, pas sans faire de gros dégâts en tout cas. Votre allié sera alors le temps et la patience sans quoi votre guérison sera compromise. Jouer au cow-boy en prenant tout et n’importe quoi sur de courtes périodes sera moins efficace qu’un traitement progressif dans la durée. Laissez du temps au temps est parfois la seule chose à faire. Depuis combien de temps êtes vous malades? Il est acceptable de passer plusieurs années à se soigner, sachant qu’il y aura des périodes de yoyo mais que votre état s’améliorera globalement. Vous aurez sans doute à suivre plusieurs traitements différents selon les périodes et il faudra être rigoureux et garder le cap.


5 – Votre Thérapeute n’est peut être pas le bon ?


Nous en arrivons à un autre point essentiel, probablement le plus essentiel en fait ! Il vous faut le thérapeute qui vous écoutera, vous comprendra, vous guidera et surtout qui adaptera le traitement à votre situation unique. Car oui chaque infection est unique, c’est pourquoi il n’y a pas un seul type de traitement pour tous les malades de Lyme. Vous avez souvent vu que chacun à ses propres routines, et ses propres astuces qui fonctionnent bien sur lui mais pas sur d’autres. Alors oui il y a bien évidement les grandes lignes mais globalement ce sont souvent les petites différences qui seront décisives. Votre médecin doit pouvoir vous guider dans ce type de choix et orienter votre chemin en fonction de vos réactions, pour que vous ayez la conscience tranquille. Après tout vous n’avez pas fait médecine ni d’études en phytothérapie. Que chacun fasse son métier et les brebis seront bien soignées. Vous avez un doute ? Essayez un deuxième, voire un troisième, voire un quatrième avis. Écoutez votre instinct, c’est primordial et souvent il voit juste.


6 – Et si mes croyances étaient limitantes ?


Si vous êtes féru de PNL (Programmation Neuro linguistique) vous savez ô combien il est important de se créer un système de pensée positif dans lequel vous vous visualisez en train de guérir, de courir, de faire la fête… Bref, tout ce qui vous permettra de programmer votre cerveau positivement dans le but d’obtenir votre résultat. C’est très prisé par les athlètes de haut niveau pour se mettre dans les bonnes conditions pour gagner. Si à l’inverse, vos croyances vous disent que vous n’allez pas guérir, que ce n’est pas le bon moment ou je ne sais pas quoi d’autre de négatif et bien vous construisez des murs au lieu de fabriquer des ponts. Vos croyances deviennent limitantes et cela affecte forcément votre état d’esprit, vos espoirs et donc votre santé. Dans le doute, je vous conseille de construire un état d’esprit de vainqueur où vous vous voyez guéri et en pleine possession de vos moyens. Vous ne me croyez pas ? Pas besoin de me croire, mais dans le doute ça vaut le coup d’essayer peut être ? :p


7 – Quid des métaux lourds ?


Autre possibilité largement décrite dans la littérature des Lymés, le cas des métaux lourds. Il semblerait que les métaux et les spirochètes de Lyme s’apprécient et se joignent pour nous rendre la tache encore plus ardue dans notre quête de guérison. Je ne sais pas à quel point cela est vrai, je sais juste que beaucoup se font enlever les amalgames en plomb et pratiquent des chélations aux métaux lourds via des agents chélateurs (qui viennent piéger les métaux pour les évacuer). Personnellement je n’ai pas testé donc je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus. Un des points bloquants étant qu’il faut encore faire des analyses à l’étranger etc… Fatiguant et cher donc ! Je préfère utiliser des chélateurs naturels plus doux comme le charbon activé, la chlorella, la coriandre qui n’auront pas autant d’effets secondaires. Et encore ce n’est pas toujours vrai. Faites toujours attention dans votre choix de Chlorella, car elle capture naturellement des métaux, donc elle se doit d’être issue d’un environnement Bio, sain et irréprochable et transportée dans des conditions sécurisées, pour ne pas venir empirer le terrain au lieu de l’assainir.


8 – Quid des biofilms ?


Les biofilms sont des formes enkystées de bactéries qui se protègent et stagnent dans une sorte de Kyste. Elles sont pratiquement indestructibles, et les antibiotiques ne sont pas efficaces sur ce type de formes. Généralement, elles se réactivent quand le terrain redevient propice. Si vous ressentez un moins bien juste après l’arrêt d’un traitement, il se pourrait que ce soit justement lié à ces formes qui se transforment en formes actives et viennent de nouveau réactiver vos symptômes. Dans votre traitement, il faudrait cibler ces formes dormantes pour éviter ce phénomène. Il y a notamment les huiles essentiels d’Origan, de Cannelle ou de Clou de girofle qui font office de commandos pour venir à bout des biofilms. C’est une option à ne pas négliger.


9 – Mon cadre de vie est il adapté ?


Croyez moi, si votre Lyme est installé depuis un bon moment et que vos habitudes de vies sont discutables (stress, malbouffe, alcool…) vos chances de vous remettre d’aplomb dans la foulée sont tout simplement illusoires.

On pourrait également parler des moisissures, de l’humidité de votre habitation, des ondes électromagnétiques, du wifi, du bruit ambiant… En parlant de moisissures, vous pouvez tout à fait souffrir de candidose, c’est le cas de quasiment tout les lymés alors pourquoi pas vous ? Ce que j’entends par là, c’est que vos conditions de vie peuvent être un élément bloquant dans votre guérison. Un cadre stressant, oppressant, bruyant, malsain avec des proches toxiques serait sacrément embêtant pour vous dépêtrer de cette maladie. C’est pas moi qui vous dirait le contraire puisque j’ai quitté un petit appart de région parisienne pour la campagne et un cadre de vie super paisible. C’était tout simplement une question de survie tant j’étais devenu hypersensible au bruit, aux lumières, aux ondes… Aujourd’hui je vais beaucoup mieux ! Même si ça a pris du temps pour pouvoir trouver la force de déménager et d’organiser ce changement de vie et de repères. Chacun porte les responsabilités de ses choix et c’est à vous de trouver ce dont vous avez besoin pour aller mieux dans tous les sens du terme !  

Je crois que nous avons fait le tour de la question, il y a sans doute d’autres éléments qui peuvent affecter la guérison et ralentir le processus. N’hésitez pas à me transmettre les blocages que vous avez pu rencontrer pour que je puisse les rajouter dans l’article.

En attendant, prenez soin de vous 😉

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