Protocole Buhner
À retenir

Le protocole Buhner est une approche de phytothérapie développée par l’herboriste américain Stephen Harrod Buhner pour accompagner les personnes confrontées à la maladie de Lyme et à certaines co-infections.

Il repose sur l’utilisation de différentes plantes médicinales et extraits végétaux, sélectionnés selon leurs propriétés potentielles et organisés en protocoles pouvant être adaptés à la situation de chacun.

Le protocole Buhner ne se résume pas à une seule plante : il s’agit d’une approche globale qui s’intéresse notamment aux mécanismes impliqués dans l’infection, l’inflammation et les réponses de l’organisme.

Comme pour toute approche à base de plantes, les choix de plantes, les doses et la durée d’utilisation doivent être considérés avec précaution, notamment en cas de traitement médicamenteux concomitant.


Protocole Buhner : plantes, posologie et utilisation dans la maladie de Lyme


Le protocole Buhner est l’une des approches phytothérapeutiques les plus connues parmi les personnes recherchant des solutions naturelles autour de la maladie de Lyme et ses co-infections. Elle est l’œuvre de Stephen Harrod Buhner un éminent herboriste Américain, auteur de nombreux livres de soins via les plantes. C’est notamment le cas de son livre « Healing Lyme: Natural Healing And Prevention of Lyme Borreliosis And Its Coinfections«  où il décrit les principes d’utilisation et d’action des plantes de son fameux protocole Buhner. La première version de son livre date de 2005 mais une nouvelle version a vu le jour en 2015 avec des mises à jours liées aux retours d’expériences des malades de Lyme qu’il a suivis. C’est cette version que je vous recommande si vous désirez acheter le livre, qui est  uniquement disponible en Anglais.


Qu’est-ce que le protocole Buhner contre la maladie de Lyme ?


Le protocole Buhner repose sur l’utilisation de plantes médicinales et d’extraits végétaux qui vont agir de différentes manières sur l’organisme. L’objectif n’est pas de s’appuyer sur une seule plante, mais de combiner plusieurs plantes possédant des propriétés différentes et complémentaires.

Pour Stephen Buhner, cette association permet notamment de rechercher une action sur les bactéries, mais aussi de soutenir l’organisme face aux différents mécanismes impliqués dans la maladie de Lyme : inflammation, réponse immunitaire, protection des tissus et des cellules, notamment au niveau de l’endothélium et du collagène.

Les plantes utilisées dans le protocole Buhner contiennent de nombreux principes actifs. C’est notamment cette richesse en composés végétaux qui explique, selon Buhner, leur intérêt dans une approche globale de la maladie de Lyme. Les différentes plantes peuvent également avoir des actions complémentaires, ce qui constitue l’un des principes fondamentaux de son approche.

«Les protocoles du livre furent développés en explorant les rouages de la maladie, l’impact qu’elle a sur les individus, l’expérience des thérapeutes qui travaillent avec les malades, les plantes utilisées par les malades, des milliers d’articles scientifiques, l’historique et l’utilisation des plantes autour du monde, et ma propre expérience de ces 30 dernières années.»

Stephen Buhner

Stephen Buhner Protocole

Comment Buhner envisage-t-il l’action des plantes ?

Stephen Buhner considère que les plantes peuvent agir sur plusieurs aspects de l’infection en même temps. Son approche ne consiste donc pas uniquement à rechercher une action directe contre Borrelia, mais également à protéger et soutenir l’organisme pendant que celui-ci fait face à l’infection.

Il s’intéresse notamment à l’endothélium, aux cytokines, au collagène et au système immunitaire. Ces différents axes constituent d’ailleurs la base de son protocole et seront détaillés plus loin dans cet article.

Cette vision explique pourquoi le protocole Buhner ne se résume pas à une simple liste de plantes « anti-Borrelia ». Chaque plante possède une fonction particulière et peut être intégrée en fonction des besoins de la personne. C’est notamment le cas de plantes comme la Renouée du Japon, la Scutellaire du Baïkal, la Sauge rouge ou encore la Griffe du chat, que nous retrouverons dans les différents axes du protocole.

Protocole Buhner et formes de Borrelia

Dans son approche de la maladie de Lyme, Stephen Buhner explique également que les antibiotiques peuvent être intéressants et efficaces lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre d’une infection récente, mais que la situation peut être différente lorsque l’infection évolue dans le temps.

Selon son approche, Borrelia peut notamment prendre différentes formes et se protéger dans certaines conditions, ce qui rendrait son action plus complexe dans les formes anciennes ou persistantes de la maladie.

C’est notamment pour cette raison que Buhner privilégie une approche phytothérapeutique utilisant plusieurs plantes sur une période prolongée. Les plantes sont alors envisagées comme pouvant agir sur différents aspects de Borrelia, tout en accompagnant les mécanismes de défense et de protection de l’organisme.

Le protocole Buhner repose donc sur une approche globale et progressive, avec plusieurs plantes utilisées ensemble plutôt qu’une seule plante isolée.

Une approche qui ne se limite pas à Borrelia

L’une des particularités du protocole Buhner est également de ne pas considérer uniquement Borrelia. Stephen Buhner a développé différentes adaptations de son approche en fonction des symptômes, des manifestations de la maladie et des co-infections.

C’est notamment le cas pour la Bartonella, la Babesia ou encore certaines manifestations neurologiques. Certaines plantes peuvent ainsi être ajoutées au protocole de base en fonction de la situation rencontrée.

Cette possibilité d’adaptation explique pourquoi il existe finalement plusieurs façons d’aborder le protocole Buhner. Le protocole de base constitue une première approche, mais Stephen Buhner propose également des plantes supplémentaires en fonction des besoins. Vous pouvez également consulter notre article consacré à la maladie de Lyme et aux co-infections pour mieux comprendre cette problématique.

Nous verrons plus loin dans cet article les cinq grands axes du protocole Buhner, puis les principales plantes utilisées, leur posologie et la manière dont le protocole peut être progressivement adapté.

Les résultats rapportés par Stephen Buhner

Dans une interview publiée par Public Health Alert, Stephen Buhner rapportait avoir travaillé avec environ 700 personnes atteintes de la maladie de Lyme sur une période de cinq ans. Il indiquait alors observer les résultats suivants :

  • 75 % d’éradication de la maladie ;
  • 15 % de rémission totale ou quasi totale des symptômes ;
  • 5 % d’amélioration partielle ;
  • 5 % sans amélioration.

Ces chiffres correspondent aux observations et retours de patients rapportés par Stephen Buhner, et non aux résultats d’un essai clinique contrôlé. Ils permettent donc de comprendre les résultats qu’il associait à son approche, mais ne peuvent pas être interprétés comme un taux d’efficacité démontré scientifiquement pour l’ensemble des personnes atteintes de la maladie de Lyme.

Dans une interview ultérieure, Buhner évoquait également des retours provenant de plus de 25 000 personnes et indiquait qu’environ 75 % des utilisateurs du protocole estimaient avoir obtenu une « cure ». Il précisait toutefois qu’il préférait éviter le terme de guérison complète, considérant que l’absence de symptômes ne signifie pas nécessairement que les bactéries ont totalement disparu de l’organisme.


Les cinq grands axes du protocole Buhner


Le protocole de Buhner est construit autour de 5 axes principaux dont chacun revêt un intérêt particulier pour se soigner de la maladie de Lyme. Comprendre le protocole est une façon de se rassurer mais aussi de bien choisir les plantes pour se soigner efficacement. Les termes sont un peu techniques et peuvent faire peur, mais ne vous inquiétez pas j’écris justement cet article pour simplifier la compréhension du protocole !

1 – Protection de l’endothélium (Protéger les cellules endothéliales)

Les borrélies raffolent de nos tissus et plus particulièrement des cellules endothéliales. Ce sont des cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins et lymphatiques et l’intérieur des cavités cardiaques. Les symptômes cardiaques de Lyme viennent d’ailleurs souvent de là. Aussi, il est vital de protéger ces cellules et d’empêcher les borrélies de se dissimuler dans des recoins de l’organisme où le système immunitaire ne pourra pas les atteindre. A terme, cela impacte l’accès aux nutriments et minéraux dont ces bactéries ont besoins pour survivre et se dupliquer. C’est une façon indirecte de se débarrasser des Borrélies en les «affamants». Pour Buhner il s’agit d’un point fondamental pour soigner la maladie de Lyme. Pour protéger l’endothélium, il utilise la renouée du Japon (Polygonum Cuspidatum) dont il dit que s’il n y avait qu’une plante à prendre pour se soigner ce serait justement cella-là.

2 – Remodulation des Cytokines (Faire baisser l’inflammation chronique)

Les Cytokines sont des molécules naturellement produites par le système immunitaire et qui sont impliquées dans la réaction inflammatoire. Il s’agit d’une réponse tout à fait classique et naturelle de notre organisme en cas d’agression ou d’infection si vous préférez. Quand cette réaction est inefficace notre système immunitaire va s’emballer et créer une hyper-inflammation dans l’organisme. Cette inflammation est responsable de nombreux symptômes à différents endroits du corps. L’idée sera donc de remoduler les cytokines, autrement dit de faire baisser la charge inflammatoire pour limiter les symptômes de Lyme. Pour cela, les plantes seront un excellent moyen et notamment la Scutellaire du Baïkal (Scutellaria Baicalensis) et la Sauge rouge (Salvia miltiorrhiza). Cette remodulation va également venir affamer les borrélies et les empêcher de se développer dans le corps.

3 – Restauration du Collagène

Le collagène est une protéine que l’on retrouve dans de nombreuses parties du corps : peau, cartilages, tendons, ligaments et tissus conjonctifs. Le collagène assure notamment la cohésion et l’élasticité des tissus du corps. Il s’agit là d’une protéine très importante que les borrélies affectionnent tout particulièrement. En effet, pour se nourrir elles vont allègrement se servir dans les structures de notre organisme qui sont faites de collagène. Vous l’aurez compris, plus elles détruisent de collagène plus les symptômes seront aigus. Pour cela, il faut restaurer les réserves de collagènes pour faire baisser les symptômes voir inverser la tendance. A ce niveau Buhner recommande de la supplémentation et notamment de la Vitamine C (1000 à 3000 mg par jour en poudre), du sélénium et d’autres vitamines/minéraux….

4 – Remodulation immunitaire (Renforcer le Système Immunitaire)

Plus le système immunitaire sera fort et efficace plus il sera difficile pour les agents pathogènes de se développer dans l’organisme. Cela est vrai aussi bien pour les borrélies responsables de la maladie de Lyme que pour les co-infections transmises par les tiques. La borrélie a la capacité de restructurer notre système immunitaire à son avantage pour répondre à ses propres besoins. Il faudra donc renforcer le système immunitaire avec des plantes qui ont la capacité de remoduler l’intégrité de notre système immunitaire. Pour faire cela, Buhner propose plusieurs plantes : la Griffe du chat (Uncaria tomentosa), l’Ashwagandha (Withania somnifera), la Scutellaire du Baïkal (Scutellaria baicalensis), le Cordyceps, la Rhodiola ou encore l’Eleuthérocoque ((Eleutherococcus senticosus).

5 – Lutte Anti-Spirochète (Tuer les Borrelies)

Ici l’idée est tout simplement de détruire et de s’attaquer directement aux borrélies pour faire baisser leur nombre dans l’organisme. Buhner estime que l’Andrographis est la plante la plus efficace pour son action anti-spirochète.


Quelles sont les plantes principales du protocole Buhner ?


Le protocole Buhner de base repose sur plusieurs plantes principales, chacune ayant une fonction particulière dans l’approche développée par Stephen Buhner. Ces plantes sont généralement utilisées sous forme de teintures ou d’extraits, avec une introduction progressive afin de pouvoir observer la tolérance de l’organisme.

Voici les principales plantes utilisées dans le protocole de base. Les dosages ci-dessous correspondent aux recommandations présentées dans l’approche de Buhner ; ils peuvent varier selon la forme utilisée, notamment la concentration des teintures. Je vous mets également en parallèle le pack des 5 plantes (+ gou teng) chez LymeHerbs qui coute moins cher que séparément.

La Renouée du Japon (Polygonum cuspidatum) occupe une place centrale dans le protocole Buhner. Buhner la considère notamment pour son intérêt dans la protection de l’endothélium et son action sur différents mécanismes impliqués dans la maladie de Lyme.

Vous pouvez retrouver davantage d’informations dans notre article consacré à la Renouée du Japon.

Posologie indiquée dans le protocole :

  • En teinture : 1/4 jusqu’à 1 cuillère à café, 3 à 6 fois par jour.

La Sauge rouge (Salvia miltiorrhiza) fait également partie des plantes principales du protocole Buhner. Elle est notamment intégrée dans l’approche concernant la modulation des cytokines et la protection de l’organisme.

Pour aller plus loin, consultez notre article consacré à la Sauge rouge.

Posologie indiquée dans le protocole :

  • En teinture : 1 cuillère à café, 3 fois par jour.

La Scutellaire du Baïkal (Scutellaria baicalensis) est notamment utilisée dans l’approche de Buhner pour son rôle autour de la modulation des cytokines et de la réponse inflammatoire.

Vous pouvez retrouver sa présentation complète dans notre article sur la Scutellaire du Baïkal.

Posologie indiquée dans le protocole :

  • En teinture : 1 cuillère à café, 3 fois par jour.

La Griffe du chat (Uncaria tomentosa) constitue une autre plante importante du protocole de base. Buhner l’intègre notamment dans son approche de modulation du système immunitaire.

Retrouvez également notre article consacré à la Griffe du chat.

Posologie indiquée dans le protocole :

  • En teinture : 1/4 à 1/2 cuillère à café, 3 fois par jour.

L’Andrographis est la dernière des cinq plantes principales du protocole de base. Buhner lui attribue notamment une place importante pour son action contre les spirochètes.

Pour en savoir plus, consultez notre article consacré à l’Andrographis.

Posologie indiquée dans le protocole :

  • En capsules : 600 mg, 3 fois par jour, puis augmentation progressive ;
  • ou en teinture : 1/4 à 1 cuillère à café, 3 fois par jour.

Voici un excellent moyen de commencer le protocole Buhner avec ces 5 plantes (+ le gou teng) qui vont notamment permettre de diminuer l’inflammation, renforcer le Système immunitaire et lutter contre la borrélie. Bien évidement il y a d’autres plantes que l’on peut ajouter à ce protocole de base mais cela se fera en fonction des symptômes de chacun. Tout est décrit dans le livre de Buhner «Healing Lyme» que je vous recommande chaudement. Quoiqu’il en soit, je pense que commencer avec cette base permettra déjà de faire progressivement le tri dans les symptômes.

Important !

On introduit les plantes progressivement. On commence par exemple par la renouée du Japon pendant 4 jours, puis si tout va bien on pourra introduire la griffe du chat de nouveau pendant 4 jours puis si tout va bien on continue avec une autre plante et ainsi de suite. En parallèle on peut noter les symptômes avant de commencer le protocole puis au fur et à mesure du traitement refaire des points hebdomadaires ou mensuels avec le suivi des symptômes. Cela permet de voir l’évolution du traitement.

Comme vu plus haut, il faudrait en parallèle également restaurer les réserves de collagène pour faire baisser les symptômes. A ce titre, Buhner recommande de prendre :

Les plantes complémentaires du protocole Buhner


Ce sont  des plantes qui peuvent être utilisées en plus du protocole de base ci-dessus notamment pour la remodulation du système immunitaire.  De mon expérience on peut rajouter l’Ashwagandha mais pour les autres cela commence à faire beaucoup de principes actifs et surtout un coût plus élevé. A voir donc au cas par cas.

Où trouver les plantes du protocole Buhner ?


Vous trouverez toutes les plantes en teintures, en gélules ou encore en poudre sur LymeHerbs. C’est là bas que je commande ces plantes. Pour ma part, je prends le pack de teintures de base ou parfois je mixe un peu pour prendre l’Andrographis ou la renouée sous forme de gélules.

Il y en a d’autre dont Cardereshop aux Pays Bas et sans doute des boutiques dans d’autres pays aussi. Personnellement, j’aime bien Lymeherbs parce qu’ils sont assez accessibles en terme de prix, font des packs et possèdent un choix complet de teinture avec et sans alcool.


Quelle est la durée du protocole Buhner ?


La durée du protocole Buhner peut varier considérablement d’une personne à l’autre. Stephen Buhner décrit généralement une approche qui s’inscrit dans la durée, pouvant aller de plusieurs mois à plusieurs années, notamment lorsque les symptômes sont anciens ou que plusieurs infections sont présentes.

Il n’existe donc pas une durée unique du protocole Buhner qui conviendrait à tout le monde. La durée peut notamment dépendre de l’ancienneté de la maladie de Lyme, des symptômes présents, des éventuelles co-infections et de la réponse de l’organisme aux plantes utilisées.

Certaines personnes constatent des changements relativement rapidement, tandis que d’autres ont besoin de plusieurs mois avant d’observer une évolution notable. Le protocole peut également être adapté progressivement en fonction de la tolérance et de l’évolution des symptômes.

Il est donc préférable de considérer le protocole Buhner comme une approche progressive et personnalisable, plutôt que comme un traitement avec une durée fixe. Patience et persévérance sont vos alliés !

Concentration des teintures


Bien évidemment il faudra regarder la concentration des teintures que vous choisissez. On retrouve les concentrations 1:1, ou 1:2 puis les 1:5 et enfin les 1:10. Concrètement cela signifie que les teintures 1:1 sont 5 fois plus forte que les teintures 1:5. Plus on descend vers les 1:10 plus la concentration sera faible. Je vous suggère de partir sur les teintures 1:5 qui sont généralement bien tolérées et correspondent aux recommandations de Buhner.

Autre point important concernant les teintures non alcoolisées. Ces teintures-là sont préparées à base de glycérine. C’est une alternative populaire aux teintures alcoolisées et une solution idéale pour les enfants ou les personnes qui ne souhaitent pas consommer de l’alcool. Comme moi par exemple !  Par contre, la glycérine n’est pas aussi efficace que l’alcool pour extraire les principes actifs des plantes. Du coup, en terme de dosage il faut souvent prendre des doses 2 fois plus élevées pour compenser. Le côté positif c’est que cela permet aussi de commencer plus doucement et d’adapter en fonction des besoins/réactions.  

Si vous prenez les teintures chez LymeHerbs ils vous envoient en même temps un tableau pour trouver les bons dosages en fonction de la concentration et du type (alcoolisé ou pas) des teintures. Pas de stress donc ! Vous pourrez tout aussi bien alterner dans le temps et prendre des teintures alcoolisées dans un deuxième temps.

La supplémentation


Buhner en parle notamment pour la partie sur la protection du collagène, mais je pense que l’on peut systématiser sur une approche encore plus large. Le corps a besoin de vitamines et de minéraux pour fonctionner correctement, que ce soit au niveau collagène ou au niveau des intestins, du microbiote, de la détoxification et pleins d’autres fonctions vitales de l’organisme. Et ce encore plus quand quand vous avez des bactéries comme les Borrélies qui dévorent vos stocks.

Personnellement j’ai opté pour un multivitamines (nutriting) qui contient pas mal de vitamines et minéraux de la liste et je prends de la vitamine C à part. Ça me paraissait totalement suffisant. J’ai aussi parfois fait des cures de collagène (nutriting), via des compléments alimentaires, mais ce n’est pas systématique non plus. Les bouillons d’os de poulet sont aussi un moyen efficace et économique (et délicieux!) de faire le plein de collagène.


Protocole Buhner et co-infections : Bartonella, Babesia et symptômes neurologiques


Comme je vous l’ai précisé plus haut, il s’agit là du protocole Buhner de base. Dans le cadre de la maladie de Lyme, chacun peut présenter des symptômes différents en fonction du terrain, de la personne, du type de co-infections et des fragilités de chacun. C’est pourquoi Stephen Buhner propose, en fonction des symptômes, des plantes supplémentaires à ajouter au protocole de base.

Cette adaptation concerne notamment la Bartonella, la Babesia et les manifestations neurologiques. Pour la Bartonella, certaines plantes comme l’Houttuynia cordata sont notamment utilisées dans cette approche. Pour la Babesia, la Cryptolepis sanguinolenta occupe une place importante. En cas de neuroborréliose ou de symptômes neurologiques, le Gou Teng ou la Stephania tetrandra peuvent également être intégrés selon l’approche suivie.

Pour mieux comprendre les différentes infections susceptibles d’être associées à Lyme, vous pouvez également consulter notre article consacré à la maladie de Lyme et aux co-infections.

Je ne vais pas détailler ici toutes les adaptations proposées par Buhner : son livre Healing Lyme présente les différents protocoles et les plantes associées aux symptômes et aux co-infections. L’objectif de cette page est plutôt de vous donner une vision globale du protocole et de ses principales plantes.


Mon expérience du protocole Buhner


Je dirais pour ma part que les plantes du protocole Buhner fonctionnent vraiment bien. Je pense vraiment que vous avez ici les bases pour vous soigner dans la durée avec une méthode qui fonctionne. Bien entendu il est possible d’aller plus loin et d’ajouter des plantes au protocole en fonction de vos symptômes et de vos besoins. Il est d’ailleurs tout à fait recommandé et prévu d’adapter le protocole pour en faire un protocole personnalisé à votre cas. Que ce soit en termes de plantes ou encore en terme de dosages. Autre point important, je dirais qu’il manque une partie importante dans le protocole sur la partie Détoxification de l’organisme. D’expérience il faudra accompagner le corps dans ce processus pour faciliter l’élimination des toxines et éviter les réactions d’Herxheimer.  Pour cela il y a des solutions du type Chardon-marie, Charbon activé, désmodium, Citron… Vous pouvez regarder l’article sur la réaction d’Herxheimer.

Quoiqu’il en soit, il faudra y aller progressivement et garder l’espoir et la patience nécessaire dans le temps. Rien n’est impossible à cœur Vaillant !

Portez vous bien,


FAQ – Protocole Buhner


Questions fréquentes :
Peut-on associer le protocole Buhner à un traitement antibiotique ?

Le protocole Buhner et les traitements antibiotiques ne répondent pas à la même approche thérapeutique. Certaines personnes utilisent des plantes en complément d’un traitement médical, mais les associations doivent être envisagées avec prudence en raison des interactions possibles entre certaines plantes et certains médicaments.

Peut-on commencer toutes les plantes du protocole Buhner en même temps ?

L’approche de Buhner privilégie généralement une introduction progressive des plantes. Commencer plusieurs plantes simultanément peut notamment rendre plus difficile l’identification d’une éventuelle intolérance ou d’une réaction indésirable.

Pourquoi certaines personnes ressentent-elles une aggravation au début du protocole Buhner ?

Une aggravation des symptômes peut être rapportée lors de l’introduction ou de l’augmentation de certaines plantes. Elle peut avoir différentes causes et ne doit pas automatiquement être interprétée comme une réaction de Herxheimer. Une aggravation importante ou inhabituelle mérite un avis médical.

Peut-on adapter le protocole Buhner à ses symptômes ?

Oui. L’approche développée par Buhner n’est pas présentée comme un protocole strictement identique pour chaque personne. Certaines adaptations prennent notamment en compte les symptômes dominants, les co-infections suspectées ou identifiées et la tolérance aux différentes plantes.


Où trouver les recommandations originales de Stephen Buhner ?

Les recommandations originales sont principalement présentées dans les ouvrages de Stephen Harrod Buhner, notamment Healing Lyme: Natural Healing of Lyme Borreliosis and the Coinfections Chlamydia and Bartonella. Les différentes éditions peuvent toutefois présenter des évolutions dans les plantes et les recommandations.

Faut-il être accompagné pour suivre le protocole Buhner ?

Un accompagnement peut être particulièrement utile lorsqu’une personne prend déjà des médicaments, présente plusieurs problèmes de santé ou souhaite utiliser plusieurs plantes simultanément. Un professionnel de santé connaissant les plantes médicinales peut notamment aider à évaluer les éventuelles interactions et contre-indications.

Quelles sont les plantes principales du protocole Buhner ?

Le protocole Buhner de base repose notamment sur cinq plantes : la renouée du Japon, la sauge rouge, la scutellaire du Baïkal, la griffe du chat et l’andrographis. Stephen Buhner propose également des plantes complémentaires selon les besoins, les symptômes et les co-infections envisagées. Retrouvez la présentation détaillée de chaque plante dans notre guide du protocole Buhner.

Le protocole Buhner prévoit-il des adaptations en cas de co-infections ?

Oui. Dans l’approche développée par Stephen Buhner, certaines plantes complémentaires sont envisagées selon les co-infections et les manifestations présentes. L’article détaille notamment les exemples de Bartonella, Babesia et des symptômes neurologiques, avec des liens vers les fiches consacrées aux plantes correspondantes.


Sources et références


  • Buhner, Stephen Harrod. Healing Lyme: Natural Healing of Lyme Borreliosis and the Coinfections Chlamydia and Spotted Fever Rickettsiosis. 2e édition, Raven Press, 2015. Ouvrage de référence présentant l’approche phytothérapeutique de Stephen Harrod Buhner, les principales plantes du protocole et les adaptations proposées pour les co-infections. Consulter la référence de l’ouvrage.
  • Buhner, Stephen Harrod. Healing Lyme Disease Coinfections: Complementary and Holistic Treatments for Bartonella and Mycoplasma. Healing Arts Press, 2013. Ouvrage consacré aux approches naturelles et phytothérapeutiques des co-infections, notamment Bartonella et Mycoplasma.
  • Feng, J., Leone, J., Schweig, S. et Zhang, Y. « Evaluation of Natural and Botanical Medicines for Activity Against Growing and Non-growing Forms of B. burgdorferi. » Frontiers in Medicine, 2020, 7:6. DOI : 10.3389/fmed.2020.00006. Cette étude examine l’activité de plusieurs extraits végétaux sur différentes formes de Borrelia burgdorferi en laboratoire, notamment la renouée du Japon, la griffe du chat et la scutellaire du Baïkal.
  • Thompson, A., Hynicka, L. M. et Shere-Wolfe, K. D. « A Comprehensive Review of Herbal Supplements Used for Persistent Symptoms Attributed to Lyme Disease. » Integrative Medicine: A Clinician’s Journal, 2023, 22(1):30-38. PMID : 37101730. Lire l’article sur PubMed. Cette revue examine les recherches disponibles sur 18 plantes et compléments utilisés dans les approches naturelles des symptômes persistants attribués à la maladie de Lyme, notamment leur activité biologique, leur sécurité et leurs interactions potentielles.
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