Alimentation & Maladie de Lyme

Selon Hippocrate « Toutes les maladies commencent dans l’intestin ». Et c’est sur cette phrase que j’ai envie de commencer mon article. Non pas tant pour lui donner de la légitimité, mais plutôt pour essayer de comprendre le pourquoi de cette citation. L’alimentation est quelque chose que l’on connaît, après tout on mange chaque jour qui passe. Elle est l’essence même de notre moteur intérieur. C’est dans la nourriture que nous ingérons que l’organisme va puiser les éléments nécessaires à la vie. Via nos habitudes alimentaires, nous influençons le fonctionnement de notre corps. En effet, via l’alimentation nous pouvons par exemple renforcer le système immunitaire, combler les carences ou encore faire baisser l’inflammation dans le corps. Bref, l’alimentation et la maladie de Lyme c’est un vaste sujet que je vais essayer d’aborder. 

Le Microbiote Intestinal et les maladies Chroniques

Parler d’alimentation sans parler du microbiote, c’est ne parler de rien. Il s’agit tout simplement de la flore intestinale composée de micro-organismes vivants qui colonisent notre intestin. Ce microbiote comprend en moyenne plus de 100 000 milliards de bactéries de quelques 400 souches différentes. Il est aujourd’hui considéré comme un organe à part entière et de plus en plus appelé le « second cerveau ». De nombreuses études scientifiques se penchent sur le lien entre la flore intestinale et des maladies auto-immunes (Sclérose en plaque) ou chroniques comme Alzheimer, Parkinson, maladie de Lyme ou encore l’autisme. Il est responsable en grande partie, à peu près 70-80%, de notre système immunitaire. Et une des premières raisons pour laquelle les mauvaises bactéries et les virus se développent à un rythme effréné est justement la faiblesse de nos Systèmes Immunitaires. Voici quelques effets favorisés par une bonne flore intestinale :

  •        Renforcement du Système immunitaire
  •        Baisse de l’inflammation chronique
  •        Boost d’énergie
  •        Réduction des effets négatifs/secondaires des médicaments
  •        Lutte contre la Candidose
  •        Détoxification de l’organisme
  •        Limitation des carences
  •        

Pour traiter les maladies chroniques émergentes il faudra donc chouchouter son microbiote. Pour cela voici quelques pistes pour accompagner votre traitement/guérison.

L’arrêt des céréales contenant du Gluten

Le Gluten et plus généralement les céréales et aliments qui en contiennent sont pro-inflammatoire. A différents degrés de gravité bien sûr en fonction de si l’on est cœliaque ou intolérant. De toute façon nos intestins ne possèdent pas suffisamment d’enzymes nécessaires pour le digérer. D’ailleurs de récentes études scientifiques font le lien entre le Gluten et l’augmentation de la perméabilité intestinale chez tous les individus (1). En d’autres termes, nous sommes tous, à un niveau plus ou moins fort, sensibles au Gluten. Selon le Docteur Seignalet, la diminution de la perméabilité intestinale réduit la fréquence et les symptômes de nombreuses maladies auto-immunes. Voici un article complet sur l’arrêt du Gluten.

L’arrêt des produits laitiers

Comme pour les céréales (et donc le gluten), la domestication des espèces laitières est un phénomène récent dans l’histoire de l’homme puisqu’il date de 9 000 ans seulement. Avant ça, l’homme ne consommait que le lait maternel. Il est donc logique que nous ne possédions pas les enzymes nécessaires pour digérer les produits laitiers. Ce sont principalement le lactose et la caséine qui vont provoquer intolérances, inflammation et gènes impactant la flore intestinale. Contrairement à ce que l’on entend souvent l’arrêt des produits laitiers n’entraîne pas de carences en calcium. Le lait animal est très riche en calcium mais la fraction qu’un individu peut en absorber est très faible. Et oui c’est un lait fait pour un veau… Pour info on retrouve du calcium dans de nombreux légumes et plus facilement assimilable.

L’arrêt des sucres ajoutés

Je sais que ce n’est pas évident mais c’est une des réformes majeures qui consiste à éradiquer le sucre raffiné (le saccharose). L’idée est de réduire la source élevée d’inflammation que le sucre implique mais pas seulement. Le sucre c’est la nourriture préférée des mauvaises bactéries des intestins. Consommé en trop grande quantité il va contribuer au déséquilibre (dysbiose) de la flore intestinale. C’est la porte ouverte à la perméabilité intestinale et donc au développement de nombreuses maladies chroniques ou l’aggravation de celles qui sont déjà existantes dans l’organisme. Comme par exemple la candidose chronique ou la maladie de Lyme. Voici un article sur comment substituer le sucre.

L’arrêt des Aliments nocifs

Ce que l’on achète est un autre point fondamental dans la recherche de la bonne santé. Les produits présents en supermarché sont en grande majorité bourrés d’additifs, colorants, conservateurs, métaux lourds… qui ne vont pas aider votre microbiote à se reconstruire. Ils vont contribuer à une destruction progressive et perfide de votre santé. Une petite liste des choses à éviter :

  •        Les aliments non BIO (contiennent des pesticides et/ou des antibiotiques)
  •        Les produits ultra transformés
  •        Les additifs alimentaires (E260, E270, E331…)
  •        Les perturbateurs endocriniens
  •        Les métaux lourds
  •        Le sucre ajouté
  •        Les sodas
  •        L’alcool

L’accumulation des toxines de ces produits dans le corps est la porte ouverte aux maladies chroniques émergentes. Si vous ajoutez à cela les bactéries et déchets produits par les borrélies ou encore ceux de la candidose chronique vous voilà dans de beaux draps. Le corps ne peut pas traiter naturellement autant de toxiques et être en forme olympique !

Trouver ce qui vous fait du mal 

Outre ces 4 éléments, il se peut que vous soyez toujours confronté à des problèmes de digestion. Vous aurez alors à devenir un détective encore plus aguerri. Si c’est le cas, il faudra pousser les recherches dans des recoins encore moins traités. Parmi les pistes qui restent à être explorées, il peut y avoir :

  •        Les FODMAPS
  •        Les intolérances alimentaires (Il existe des tests sanguins pour ça).
  •        Les Salicylates
  •        Les Lectines

Mon expérience :

Un microbiote ça ne se reconstruit pas en 1 semaine. Nous ne pouvons pas réparer en 2 jours ce que nous avons mis des années à détruire. C’est d’ailleurs le même problème qu’en ce qui concerne notre planète. Il faudra y aller progressivement et à son rythme. Au fur et à mesure des semaines les résultats seront forcément là. Comment pourrait-on ne pas aller mieux en limitant à ce point les toxiques et les sources d’inflammations ? Par ailleurs cet article ne traite que des aliments à éviter. En parallèle, il s’agira d’apporter des aliments qui, quant à eux, vont contribuer à exploiter les capacités de guérison de notre organisme. Des aliments qui, par la même occasion, présentent des vertus antibactériennes, antifongiques ou encore antiparasitaires. Voir l’article sur les aliments qui favorisent l’amélioration de la maladie de Lyme ou encore mon article sur les boissons fermentées qui contribuent à réensemencer la flore intestinale.

« On est toujours étonné de constater à quel point l’état de nombreux patients, atteints d’affections chroniques, s’améliore du simple fait du rétablissement de la fonction intestinale». 

Inderst, K.Ransberger et K. Maehder.




SociaLyme ne se substitue pas à une consultation Médicale, il est indispensable de consulter son médecin généraliste en cas de maladie chronique avérée.

 

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